What if you were paid to use less energy? | Reevolt | S4
Timeline interactive de la conversation
Cliquez sur un bloc pour faire défiler jusqu'à cet échangeScript des Échanges (19)
Ordonnés chronologiquementBonjour !
Bonjour!
Bonjour!
Je m'appelle Charlène et avec Kevin, on est aussi bien coéquipiers dans la vie que dans le travail.
Et on vient d'Angoulême.
On est vraiment ravis d'être avec vous ici aujourd'hui pour pouvoir vous présenter notre projet Révolte.
Et pour nous aider dans notre développement, nous sommes à la recherche de 70 000 euros contre 9% des parts de notre société.
Alors, notre concept est très simple.
Aujourd'hui, vous payez l'énergie que vous consommez.
Eh bien, imaginez maintenant être payé pour celle que vous ne consommez pas.
Ce n'est pas une blague.
Alors Revolve, c'est quoi?
Revolve, c'est une application que vous pouvez télécharger, que nous avons voulu rendre gratuite et accessible à tous.
Vous téléchargez Revolt, vous connectez votre compteur Linky et dès que vous consommez moins que la veille, vous cagnottez.
Et cette cagnotte-là peut monter jusqu'à une centaine d'euros par an pour récompenser ses économies d'énergie.
Et cette cagnotte coup de pouce, elle est utilisable chez nos 140 partenaires.
L'idée, vous l'avez compris, c'est de pouvoir payer moins cher vos courses du quotidien, potentiellement votre ticket de train, etc.
Grâce à vos économies d'énergie.
Alors, si nous sommes ici aujourd'hui, c'est aussi parce que cette application-là est sortie juste avant l'été.
Et depuis sa sortie, nous sommes fortement sollicités.
par les entreprises, les collectivités et les entreprises du monde du tourisme notamment, qui croient en révolte et qui voient en révolte la possibilité de réduire leur consommation d'énergie en jouant sur le collectif.
Nous avons démarré notre révolte avec la sortie de l'application en début d'été.
Quelques milliers de foyers maintenant nous ont rejoints.
On vous invite à faire la révolte avec nous.
On comprend très bien l'ambition, donc elle est parfaite.
On comprend bien que les acteurs du tourisme, comme d'autres types d'acteurs, peuvent s'intéresser à votre application.
Moi, ce que je ne comprends pas, c'est comment on fait les économies.
Pour les particuliers, on se connecte au Linky qui a été déployé en France.
Et la règle qu'on a mise, c'est vous consommez moins que la veille,
Vous gagnez un peu d'argent.
Jusqu'à présent, vous parlez d'économie, de gains pour le consommateur, mais vous vivez comment, vous et de quoi?
Ce n'est pas une œuvre philanthropique, j'imagine?
En fait, on est rémunéré de plusieurs façons.
À chaque fois qu'un utilisateur va aller chez un de nos partenaires, en fait, on est rémunéré un petit peu comme une carte bleue.
On va toucher des pourcentages sur chaque transaction.
Exactement, en B2C.
Et après, on a des abonnements qui seront mis en place pour le côté B2B en récurrence.
D'accord, mais d'où vient l'argent?
Parce que vous payez tout le monde pour qu'ils consomment moins.
De toi!
C'est pour ça qu'ils lèvent 70 000 euros.
Je comprends, dans un hôtel, l'hôtel fait l'économie, il peut mettre un certain budget parce qu'il ne le dépense pas, mais chez les particuliers...
Il faut bien que l'argent ruisselle de quelque part.
Tout à fait.
Et en fait, aujourd'hui, on a à peu près...
un tissu de 140 partenaires qui sont des supermarchés, qui peuvent être des partenaires locaux, du monde du bricolage, etc.
Ce sont eux qui financent.
Ah, j'ai compris le modèle, d'accord.
C'est du drive-to-store.
C'est-à-dire que quelqu'un veut vendre quelque chose, il se dit, tiens, je te fais moins 20% si tu viens chez moi.
Ce n'est pas une cagnotte, ce n'est pas de l'argent qui est distribué, c'est une réduction.
Parce que tu ne peux pas retirer ton argent et avoir un virement sur ton compte en banque.
Effectivement.
Juste parce que là, décidément, c'est un dossier extrêmement technique et compliqué.
Il vous faut combien de clients pour vivre?
Je n'ai aucune idée de ce que ça vous rapporte.
Beaucoup, beaucoup de clients.
Alors, aujourd'hui, on estime que si 50 000 utilisateurs utilisent Revolt régulièrement, ça génère 50 000 euros par an de revenus.
C'est-à-dire qu'il te rapporte 1 euro par an.
Par mois, par mois, par mois.
Oui, par mois.
Je me suis trompée.
Vous m'estressiez.
Non, mais...
On reprend.
On reprend à zéro.
On brise.
Business model deuxième.
Kevin, les chiens.
Kevin, go.
On y va.
On y va.
Encore.
On estime aujourd'hui que si 50 000 utilisateurs utilisent Revolve, alors s'ils utilisent une fois par mois, ça va générer 50 000 euros par mois de chiffre d'affaires.
50 000 euros de chiffre d'affaires, c'est les 50 000 euros constitués par la cagnotte ou c'est 50 000 euros de chiffre d'affaires que vous faites vous?
C'est où on fait?
Ça me paraît énorme ce 50 000 euros net.
C'est impossible.
Le calcul est assez simple.
Si on a 50 000 utilisateurs qui font à peu près un panier de 100 euros en utilisant Revolt, ça fait 5 millions d'euros de transactions gérées par Revolt sur le mois.
une ambition assez costaud.
Oui, mais vous rêvez là.
Pourquoi?
Je vais prendre un exemple, parce que je connais un peu le sujet.
J'avais une application de comparateur de prix qui distribuait des coupons.
Donc le but, c'était de faire venir les gens dans les magasins, d'avoir des réductions.
On avait un million de téléchargements, plus de 100 000 utilisateurs mensuels.
Je veux dire, on est très très très loin de ces chiffres.
Si vous êtes capable de faire 50 000 personnes qui viennent dans les magasins ou qui font des achats avec les coupons, c'est énorme.
Il vous faut en réalité 500 000 utilisateurs pour que ça fonctionne comme ça.
Mais bon, ce n'est pas grave, en fait, parce que ce qui est important, c'est le B2B.
Le B2C, c'est votre plateforme de marque.
Donc, comment vous allez faire?
Vous avez raison, il y a deux sujets.
Là, en fait, on a mélangé un peu les deux sujets.
On a le sujet B2C à la maison, qui est l'application que vous voyez là, qui est celle qui est sortie, qui était notre première base.
Et en fait, dans cette application-là, vous aurez la possibilité de mettre votre entreprise et les actions que vous ferez en place dans votre entreprise, elles seront rémunérées aussi.
Mais combien tu fais payer l'entreprise?
C'est là où on a des abonnements qui sont mis en place.
Aujourd'hui, on est sur des forfaits qui vont varier entre 2 et 4 euros par utilisateur.
Par entreprise?
Par mois, entreprise.
En entreprise, moi j'ai un bureau, j'ai 10 salariés.
Tout le monde veut mettre Revolt.
Tout le monde est connecté au compteur Linky.
Alors pour l'entreprise, ce n'est pas le même modèle.
En fait, l'entreprise, elle s'abonne à Revolt.
Les salariés téléchargent l'app, c'est gratuit pour eux.
Et en fait,
Ce qu'on va mesurer, c'est les actions de chacun.
C'est le soir, est-ce que j'ai bien éteint mon poste de travail?
Est-ce que je n'ai pas laissé la clim allumée?
En entreprise, c'est déclaratif.
Exactement.
J'ai un truc qui dit, est-ce que vous avez bien éteint la lumière?
Est-ce que vous avez baissé votre radiateur?
Oui, non, oui, non.
On se doute qu'il y aura 15% de personnes qui ne joueront pas le jeu ou qui feront semblant.
Mais ces personnes-là, de toute façon, n'auront jamais fait aucune action.
Le but, c'est de récompenser les gens qui sont déjà investis.
Est-ce que vous avez ce qu'on appelle des sales?
C'est des vendeurs dans votre équipe pour aller démarcher les entreprises parce que c'est ce qui va faire que ça va être un business qui fonctionne ou non.
Vous savez faire ça?
Aujourd'hui, en fait, on est deux, plus trois associés plutôt orientés design.
Et c'est vrai qu'à terme, bien sûr, on voudra faire grossir l'équipe.
Vous avez d'abord fait un produit avant de savoir si vous pouvez le vendre.
En fait, on a eu beaucoup de demandes sur ce volet pro dans différents secteurs.
Et c'est ces demandes-là, aujourd'hui, qu'on a du mal à adresser parce qu'on n'est que deux.
Parce qu'au début, on ne voulait s'arrêter qu'à ce volet-là pour les particuliers.
On est pris entre une balance de se dire, on y va, on le finance, mais il n'y a pas encore le produit.
Donc, procéder les contrats, c'est difficile.
Et pour autant, on a beaucoup de demandes sur ce sujet-là.
Je vais vous dire ce que j'en pense.
La mission est belle, je pense qu'il y a une bonne dynamique du duo d'entrepreneurs que vous donnez.
On voit que vous prenez du plaisir et c'est assez communicatif.
Par contre, je pense que vous êtes un peu naïf sur les chiffres.
Vous n'avez pas encore les preuves que ça peut fonctionner.
Il y a encore une marche assez importante à franchir pour y arriver.
Et donc, à ce stade, je ne suis pas suffisamment rassuré pour avoir la conviction de me dire que, OK, c'est parti, on peut y aller, on peut accélérer.
Donc c'est pour cette raison là que je vais passer merci
Vous êtes dans un marché de tendance.
C'est une tendance lourde, la décarbonation, l'économie d'énergie.
Donc vous avez la tendance, vous avez la bonne marque, vous avez la bonne équipe.
Mais vous avez un projet qui est quand même encore un peu touffu.
Je pense que c'est très tôt pour moi, mais je crois fortement en l'idée.
Je pense que ça peut marcher, mais ne partez pas dans des trucs trop compliqués.
Essayez de simplifier, ce serait le conseil que je vous donnerais.
Merci.
Merci Marc.
Il y a plein de choses positives qui se dégagent du projet et il y a vraiment une belle énergie.
Moi, j'aime les belles personnes.
Et ça, c'est un projet de belles personnes.
Après, concrètement, c'est brouillon.
Il faut revoir l'idée, la nettoyer, l'alléger.
C'est pour ça que je ne peux pas y aller.
Pour moi, c'est trop tôt.
Il faut affiner le projet.
Merci.
Anthony, là, il reprend toutes ses notes.
Il a l'air très concentré, Anthony.
Je me prépare parce que ça va secouer, en fait.
Donc préparez-vous, tenez-vous la main à gripper.
Bah tu veux pas...
Allez vas-y alors...
J'y vais d'abord?
Bah oui, non non, ce coup je pense que...
Ce coup?
Oui oui, c'est bien que ce coup et que je rattrape derrière, voilà.
C'est répété leur numéro.
Je suis persuadé que dans quelques années, on va tous avoir une sorte de puce ou de compteur de l'impact qu'on a sur la planète.
Donc vous êtes dans l'air du temps, vous avez compris qu'il fallait récompenser pour que les gens soient impliqués.
Donc vous avez détecté un problème.
Sauf que vous l'avez pris à l'envers, puisque vous avez d'abord créé quelque chose d'efficace, de beau, sans savoir si quelqu'un voulait l'acheter.
Donc vous êtes des gens bienveillants, agréables, gentils, mais il vous manque...
Un aspect un peu charque, un aspect requin.
Il vous manque un vendeur, il vous manque quelqu'un qui veut faire de l'oseille.
Et vous êtes là pour faire de l'argent.
C'est-à-dire que là, pour le moment, c'est un peu trop bienfaiteur.
Mais j'aime bien la promesse et je vous aime bien, vous.
Sauf que vous m'avez fait peur sur les chiffres.
Vous ne savez pas compter.
Ou alors, ce soir, vous êtes stressé, ça ne va pas.
Donc, je pourrais me chauffer pour investir à une condition.
c'est que vous soyez capable de répondre à la question suivante.
Combien ça fait?
10 millions.
divisé par 10 000.
Ça fait 100.
Est-ce que tu es sûr?
Parce que mon investissement dépend de ta réponse.
Ça fait 1000.
Bien joué.
Ok.
S'il se trompe et que tu reposes la question, c'est que tu voulais investir.
Non mais oui, j'ai dit, ça m'intéresse d'investir, mais il faut que vous soyez compté à un minimum.
Donc moi, je suis prêt à vous faire une offre.
Mais le risque que je prends ne vaut absolument pas les 9% que vous me proposez, en sachant que l'argent que je vous mets, en réalité, vaut bien moins que l'énergie que je vais vous transmettre et l'énergie que je vais mettre au quotidien pour vous aider.
Donc, je suis prêt à mettre 70 000 euros, pas pour 9%, mais pour 20% de la société, ce qui est déjà, à mon sens, extrêmement généreux.
Écoutez, je ne vais pas redire tout ce qui a été dit.
Clairement pour moi, la partie B2C, c'est une vitrine.
Et évidemment que tout va se jouer sur le B2B.
Maintenant, je pense que vous avez une expertise, mais il faut tout reprendre à zéro.
C'est pourquoi la valo, comme le dit Anthony, n'est pas adaptée.
Donc moi, je serais assez d'accord de vous faire effectivement aussi une proposition.
Moi, je vois très bien ce qu'on peut faire, mais clairement, effectivement, on va devoir rebattre pas mal les cartes et sans doute, effectivement, revenir sur des choses que vous avez faites, je vous le dis très clairement.
Et donc, peut-être que je froisserai des égaux, mais c'est toujours mieux que de déposer le bilan.
Donc, ma proposition, c'est la même qu'Anthony.
Comme ça, vous aurez deux propositions équivalentes et vous pourrez choisir.
Donc, on reste sur votre montant, 70 000 euros pour 20%.
Si je résume la situation, au-delà de la valorisation, c'est aussi un choix d'investisseurs auquel vous faites face.
Sur ce, vous pouvez prendre un petit peu de temps pour réfléchir.
Bon courage.
Merci en tout cas.
Merci.
On n'avait pas du tout prévu ce cas.
On avait pensé à tous les cas sauf à celui-là.
Moi, je vous fais un deal.
Si ça plante tous les deux, quel que soit celui qui investit, moi, je vous rachète la marque.
La marque est cool.
Attends, marque.
Ok, un million d'euros parce qu'elle est vraiment bien.
Et avec ça, on développe notre plateforme.
Alors tout d'abord, merci à tous les quatre.
Je pense que notre passion a peut-être pris le dessus par rapport à la chiffre.
Moi, je te dis, c'est pas son truc.
C'est pas ses trucs, les chiffres.
C'est le stress de tous les cinq.
On est cinq.
Ah non, mais...
C'est pas comme ça d'habitude.
Vous n'êtes pas très chiffre, Marc-Émile.
Quel est le principal défaut de Kevin?
Il n'est pas chiffre.
Alors, vas-y, on reprend.
Merci à tous les cinq, effectivement, déjà pour votre écoute.
Vos conseils aussi, très importants.
Avant de venir, Anthony, tu nous faisais peur.
Merci pour ta proposition.
Voilà, c'est ce qu'on voulait te dire.
Ok.
C'est courageux parce qu'au moins, vous vous positionnez sur une personne et c'est ce qu'il fallait faire.
Il ne fallait pas essayer de négocier pour les deux.
C'est très bien joué.
Et Jean-Pierre, ce qu'on aimerait proposer, ne pas partir sur 20% par rapport aux 9% qu'on évoquait, mais partir plutôt sur 16% pour 60 000 euros.
Moi, je trouve que votre contre-proposition, qui est trop faible, est normale.
Parce que quand on discute d'un business et qu'on discute effectivement d'une association, donc ce n'est pas à sens unique.
Par contre, je ne peux pas accepter 16%.
Donc je vous propose 18, qui me semble bon compromis entre nos deux positions.
Allez.
Merci Jean-Pierre, on accepte.
Formidable.
Merci à vous.
Camarade.
Bon courage.
A très vite.
A très vite.
A bientôt.
Merci beaucoup.
Bravo.
Merci.
Félicitations.
Merci Jean-Pierre.
Ils sont trop mignons.
C'est fou que les gens aient peur comme ça quand même.
Alors que je suis hyper sympa en vrai.
Oui, en vrai.
Quand tu dis, attendez, accrochez-vous.
Les gens me disent toujours que t'es plus sympa en vrai.
Il faut que j'arrive à travailler cette image.
Non, mais il faudrait même que tu fasses un bouquin, tu vois, avec un titre un peu différent.
La bienveillance, c'est moi.
Enfin, tu vois, quelque chose qui...
Comment j'ai inventé la bienveillance par Anthony Bourmont.