Kelly Massol is completely sold on this entrepreneur | BeInk Dream | S4
Timeline interactive de la conversation
Cliquez sur un bloc pour faire défiler jusqu'à cet échangeScript des Échanges (22)
Ordonnés chronologiquementBonjour.
Je m'appelle Jeanne Lepayet et je suis scientifique née dans une famille d'artistes.
Et un jour, un client m'a dit, moi ce dont je rêve, c'est d'un outil qui devine ce que j'ai dans la tête pour m'aider à l'exprimer.
Alors je l'ai créé et je vous propose d'en acquérir 10% pour 200 000 euros.
Nous sommes tous capables de griffonner nos idées sur un bout de papier, peu importe notre niveau.
Ces dessins, ces schémas nous permettent d'avancer nos réflexions, de trouver des solutions, de clarifier notre pensée.
Mais dès qu'on doit les partager à ses clients, à ses collaborateurs, alors il faut les transformer en visuels compréhensibles et adaptés.
Et ça, c'est une autre paire de manches.
Alors, c'est pour libérer votre créativité, fluidifier vos communications et accélérer vos innovations que Bing Dream est né.
Peu importe vos talents d'artiste, griffonnez vos idées sur notre logiciel et découvrez-les se transformer instantanément en visuels compréhensibles par tous et modifiables à l'infini, seul ou à plusieurs.
Grâce à Bing Dream, innovez plus vite, plus haut, plus fort.
J'avoue que si on m'avait dit un jour que j'allais prononcer la devise olympique sur le plateau de M6, je pense que je n'y aurais pas cru un quart de seconde.
Au collège ZEP, on m'a dit plutôt« Ouh là là, heureusement qu'elle s'est dessinée celle-là, je ne sais pas ce qu'elle ferait de sa vie sinon, certainement pas de la science.
Puis, ingénieur, dans le plus grand organisme de recherche française scientifique, on m'a dit « Toi, tu n'es pas faite pour faire une thèse ».
Puis, en thèse, dans une université de rang mondial, on m'a dit« Tu sais, c'est trop dur pour une femme d'entreprendre dans la tech ou de lever des fonds.
Aujourd'hui, on me dit que les chercheurs n'ont pas le profil de l'entrepreneur, que les ingénieurs n'ont pas la fibre marketing, et que patati et que patata.
Alors oui, il y aura toujours un être bien pensant pour ne pas du tout croire en vous.
Mais en vérité, lorsqu'on est bien accompagné, on peut y arriver.
Big Dream, c'est une innovation de rupture.
Elle est labellisée Deep Tech.
C'est donc un projet sur le long cours.
Pourtant, en seulement six mois, je suis passée de zéro euro à des subventions exceptionnelles, de fondatrice solo à une équipe de cinq experts accompagnés de multinationales et d'instituts prestigieux en recherche.
Et puis, il y a deux semaines, on a sorti notre premier prototype et accueilli ses 40 premiers utilisateurs.
Et grâce à vous, à votre soutien stratégique et financier, nous passerons de ce prototype à une version commerciale explosive.
Alors je suis ravie de démarrer nos échanges ensemble pour vous embarquer dans cette aventure audacieuse.
Je vous remercie.
Bravo.
Super.
Bravo.
Merci.
Super pitch.
C'était vraiment du pitch.
On aurait dit une IA.
Peut-être qu'on peut commencer par une démo?
Oui, volontiers.
Parce que là, il y a eu une promesse assez alléchante et on aimerait bien voir...
Alors, je vais vous montrer une vidéo, comme ça vous voyez.
Voilà, moi j'ai une idée de chaise roulante.
pour permettre aux gens d'avoir un petit dîner sympa avec une bougie, ou avec un verre, ou avec une fleur, enfin voilà.
Puis moi j'aime beaucoup le verre, c'est une chaise roulante verte.
Puis on peut y ajouter des choses sur la table, on a plusieurs styles graphiques à chaque fois, donc dessin industriel, plutôt photo réaliste.
Il n'y a vraiment pas besoin de savoir dessiner à la base quand même.
Et donc en fait, elle fait appel à toutes les IA génératives d'images.
Sûrement.
Qui est-ce qui a envie de se prêter au jeu?
Kelly, tu peux y aller?
Ah non, je suis très mauvaise.
Mais justement!
Elle n'a vraiment pas besoin.
Voilà.
Et puis si je suis plus mauvais que toi, je prends ta place.
Je peux dessiner n'importe quoi, on est d'accord.
Fais un vélo, Kelly.
Mais un vélo, c'est compliqué.
Et c'est ça qui peut être intéressant, c'est que c'est tellement compliqué à faire un vélo.
Merci, c'est très compliqué.
Oui, c'est compliqué.
Compliqué.
C'est pas si mal.
Alors du coup, là, on a quatre propositions de vélo.
Exactement.
C'était pas si mal que ça, il m'a compris quand même.
Oui.
Donc à partir de ce dessin-là, on peut continuer à l'améliorer.
Exactement.
Et travailler directement sur ce dessin-là et pas sur celui d'origine.
Alors on peut aussi sur celui d'origine.
On peut décider de colorer ça en rose.
Tu donnes à Marc le dessin, il te le produit.
Voilà, moi, je n'ai plus qu'à le fabriquer.
Tu m'en fais un personnalisé.
Je te fais des vélos roses, ça se vend très bien.
Je t'en fais un.
Je pense que ça se vend bien.
Ah, mon vélo, il est prêt, là.
C'est ce que c'est devenu.
C'est ton vélo à la campagne, c'est évident.
Exactement, ça manque un peu de fleurs, mais il a rajouté un petit panier.
C'est typiquement ce que je voulais dessiner, mais que je n'ai pas réussi.
Vous pensez aller jusqu'à quel niveau de précision?
C'est une précision esthétique visuelle ou c'est une précision industrielle?
C'est une précision industrielle et une précision innovation.
C'est-à-dire, par exemple, vous êtes scientifique, vous découvrez une nouvelle cellule et puis elle a une forme particulière, vous avez besoin de montrer cette forme particulière.
C'est quoi la cible?
Ce sont des entreprises qui sont pour la plupart dans la R&D et l'innovation.
Ça peut être par exemple dans le milieu de vêtements, je ne sais pas dessiner, mais j'ai besoin de montrer que là, pour Noël, j'aimerais bien des flocons, puis un Père Noël ici, donc je vais pouvoir itérer des choses dessus.
Ou alors, ce sont des entreprises qui se disent, moi j'ai besoin d'innover un nouveau produit, nouvelle voiture par exemple.
J'ai envie de savoir...
un petit peu ce dont ont besoin mes clients.
Je vais leur donner accès à Bink.
Tous mes clients vont pouvoir dessiner la voiture de leurs rêves.
Nous, derrière, on analyse tout ça, tous ces dessins, et ils vont pouvoir dire, OK, moi, je vais adresser mon produit à telle population qui est très intéressée, je ne sais pas moi, par des voitures requins avec des paillettes bleues.
Et puis, en fait, on a remarqué que telle population socioculturelle, c'est plutôt ça qui les intéresse.
Et ça, c'est de l'analyse par image.
À grandeur énorme.
Mais qu'on comprenne bien, c'est quoi la différence fondamentale avec les systèmes déjà existants?
Parce que tu nous expliques que c'est très différenciant et que c'est une vraie évolution par rapport à ce qui existe.
Et je crois que pour l'instant, on n'a pas bien compris où était cette différence.
Alors, les IA qui existent aujourd'hui, pour la majorité, l'aspect sur lequel ils s'intéressent, c'est comment passer d'un état initial à un état final et de chanter complètement.
Ce qu'il y a entre les deux.
Avec Bing Dream, c'est très différent, c'est vraiment sur l'aspect réflexion.
Et là-dessus, on a un partenariat de recherche avec un institut en recherche cognitive.
C'est comment développer notre IA, justement, pour qu'elle stimule à la fois notre créativité et à la fois notre capacité à prendre des décisions.
Et Jeanne, vous-même, est-ce que vous codez?
Moi, j'ai pas mal codé aussi.
Pas forcément en IA, mais bon, maintenant, je me suis formée à force.
J'ai développé un brevet sur l'encodage de données numériques dans l'ADN.
Je suis co-inventeur de ce brevet-là.
Ça s'appelle le DNA Drive.
Ah oui?
Oui.
Ah oui, j'ai vu ça.
Voilà.
Stocké, je ne sais pas combien de millions de teras.
Exactement.
Du coup, j'ai encodé la déclaration des droits de l'homme et des citoyens.
Donc oui.
Oui, je code.
En plus, j'adore ça.
Mais évidemment, je ne vais pas coder l'IA, pas parce que je ne pourrais pas, mais en fait, ça me prendrait tellement de temps.
Et là, l'idée, c'est quand même d'aller au plus efficace et au plus vite.
Alors, vous avez investi combien?
Alors, moi, j'ai investi tout ce que j'avais, c'est-à-dire pas grand-chose.
Mais j'ai été lauréat du prix Pépi de France.
Donc, c'était un gain de 10 000 euros que j'ai pu investir.
J'ai eu un business angel qui a cru en moi avant que j'ai une équipe et avant que j'ai un prototype qui a apporté 20 000 euros.
Et avec ces 20 000 euros, je suis allée chercher 200 000 euros de subvention.
Dans le monde dans lequel on est, quand il y a une IA qui sort et qui est soit révolutionnaire, soit ultra innovante, soit française,
Il y a beaucoup d'argent qui arrive très vite.
Donc, normalement, vous devriez être dans la situation où vous devriez refuser des offres de tous les côtés, de fonds qui ne rêvent que d'une chose, c'est de créer le nouveau Tchadji Pita.
Et je suis effectivement sollicité par des fonds qui sont très spécialisés, Biotech par exemple, et qui eux vont être très intéressés par notre partenariat avec l'Institut de Recherche sur la Cognition.
Il y a des fonds qui vont être au contraire très intéressés pour financer du B2B dans le marketing et la com, etc.
Et aujourd'hui, je viens vous voir parce que ce que je souhaite, c'est adresser le premier marché correctement.
Et pour ça, j'ai besoin qu'on s'assoie ensemble, qu'on brainstorm ensemble et qu'on se dise, OK, adressons ce marché-là en premier parce que j'ai un carnet d'adresses là-dedans, parce qu'il y a un réel besoin là-dedans.
C'est plutôt ça.
Donc vous levez un petit peu d'argent pour aller un petit peu plus loin.
Exactement.
Pour lever.
Beaucoup d'argent sur une valorisation bien plus élevée parce que vous aurez fait ce chemin.
Oui.
Il ne faut pas se tromper d'investisseur.
Oui, donc là, on comprend bien qu'un fonds, il va attendre un petit peu et que c'est plutôt des gens comme nous qui peuvent faire ce petit pas-là à condition d'adhérer complètement au projet.
Exactement.
Aujourd'hui, je viens chercher 200 000 euros, mais dès 2024, ce n'est pas 200 000 euros que je souhaite aller lever, c'est 2 millions d'euros.
Pourquoi?
Parce que sur les 2 millions, il y a 1 million qui sert à recruter mon équipe, toutes charges comprises, et l'autre million qui sert à aller chercher des bases de données, des puissances de calcul, des serveurs.
Et puis en plus, ces 2 millions-là, on va pouvoir les faire valoriser auprès de la BPI pour aller encore plus loin en subvention.
C'est quoi le business model?
Comment on gagne de l'argent avec une société comme ça?
Nous, on vend des licences annuelles aux entreprises.
C'est de l'ordre de 2400 euros par an, 200 euros par mois.
Par poste?
Pour 5 postes.
Pour 5 postes?
C'est pas cher.
Vous êtes généreuse.
C'est un prix qu'on a validé avec un institut semi-public.
Je pense qu'il est complètement public.
Et si on adresse ne serait-ce que la R&D et l'innovation, ça veut dire 250 000 pôles R&D et innovation en France.
Si on n'adresse que 10% d'entre eux et qu'on ne leur vend qu'une seule licence, donc 5 postes, ça fait 60 millions de chiffre d'affaires.
Ce que je compte aller chercher en 4 à 5 ans.
D'accord, vous ne pouvez pas dire, il y a 65 millions de Français, il suffit que j'en vende 10%, multiplié, et donc voilà.
C'est la pensée magique, ça.
Voilà.
Donc, comment vous allez faire pour construire le chiffre d'affaires?
On a notre planning, c'est-à-dire que l'année prochaine, je compte vendre 30 licences.
Donc, ce n'est pas...
Ce n'est pas grand-chose, mais en fait, c'est des licences qui sont déjà pré-vendues.
J'ai déjà les contacts.
L'année d'après, 180 licences.
Et puis l'année d'après, 600 licences.
Ça, c'est Excel qui le dit.
Pas que, parce que ces contacts-là des 185 licences, je les ai déjà.
Il y a de l'édition de logiciels, il y a de l'ingénierie, de la stratégie.
Donc c'est ça aussi, c'est la puissance à la fois du réseau, à la fois des clients qui sont déjà satisfaits par un travail que je leur ai fourni au cours de ces dix dernières années, c'est tout ça.
Moi, je ne m'en rends pas compte parce que je ne suis pas dans ce monde-là, mais un business comme ça, ça peut monter jusqu'à combien?
C'est quoi votre vision, l'exit, c'est quoi?
Ce que j'aimerais, c'est pouvoir atteindre un niveau de maturité d'entreprise suffisant pour qu'on ait une équipe qui fonctionne, pour qu'on ait des premiers produits qui soient indépendants de grands groupes, mais qui puissent servir directement ces grands groupes.
Qu'à terme, on se fasse racheter par un grand groupe, ce n'est pas forcément dans mon ambition première.
Moi, ma vision, c'est vraiment de pouvoir porter ce projet.
Combien de temps?
Combien de temps?
Ma vie.
Voilà, c'est une bonne réponse.
Et comme elle est très jeune...
Par contre, ce que je porte à vie, ce n'est pas mon produit, c'est vraiment la vision.
Ah ben, on y arrive!
Et la vision que j'ai avec ce produit-là, c'est la création d'un langage universel.
Notre point clé là, c'est d'aller vite.
On est sollicité par des multinationales au niveau des vice-présidents, des directeurs généraux.
J'aimerais énormément pouvoir collaborer avec eux.
Pour ça, il faut que je puisse leur fournir l'outil dont ils ont besoin.
Et donc pour ça, j'ai besoin de recruter mon équipe.
On est déjà sollicité et vraiment, ce serait très dommage de...
passer à côté de ces entreprises-là.
Ok.
Bon.
T'as personne envie de parler.
C'est-à-dire qu'on est comme des lapins dans les phares.
Là, je...
Non, mais moi, par solidarité féminine, je parlerai en dernier.
Ah, ok, ok.
Merci Jeanne pour ta présentation et ton enthousiasme.
Le fait d'arriver à la croisée des chemins entre l'art et la science, je pense que c'est assez original.
La démo pour juste un prototype qui a dû être fait un petit peu comme ça, elle est plutôt convaincante.
Ce qui n'est pas très clair pour moi ou ce qui manque, c'est...
De passer de cette approche-là, qui est une approche de coller ensemble différents outils et de les rendre collaboratifs et de faire tout ce que vous avez dit que vous voulez faire, qui est déjà une première base et qui a l'air plutôt pertinente,
Je trouve que ça manque un peu de substance pour convaincre, se faire une conviction sur le fait que vous allez être la bonne équipe pour y arriver.
Et donc, c'est pour ça que je ne vais malheureusement pas vous accompagner.
C'est des choses qui arrivent.
Franchement, c'est un cas assez inédit.
Là, quand vous arrivez pour pitcher comme ça, d'ailleurs, votre pitch est formidable.
On se dit, normalement, vous devriez déjà avoir levé 70 millions et vous devriez déjà être en train de travailler.
Bon, là, vous nous avez expliqué pourquoi ce n'est pas le cas.
Vous êtes au début, vous voulez quelqu'un qui vous aide à choisir la route.
Moi, quand j'entends ça, je me dis, attends, mais la fille a 28 ans, elle a fait tout ce qu'elle a fait et elle va voir un gars pour lui demander le chemin qu'elle doit prendre.
Non.
En fait, vous avez une très bonne connaissance des marchés.
Ça fait longtemps que vous investissez, ça fait longtemps que vous voyez aussi des projets.
C'est ça aujourd'hui que vous investissez?
C'est très flatteur, mais je me dis, waouh!
Elle a un gros cerveau.
Qu'est-ce qu'elle a besoin d'avoir le mien qui est quand même un peu vieux?
Alors, en l'occurrence, rentrer dans ce type de dossier, je l'ai fait avec NABLA.
Nabla qui a écrit un assistant pour les médecins pour qu'ils n'aient pas tapé 20 minutes leur rapport.
L'IA écoute toute la consultation médicale et fait le rapport tout seul.
Ils ont signé un énorme deal.
Ça ressemble beaucoup à votre histoire.
Je suis entré au tout début, c'était à Paris, j'ai parié sur le gars.
Donc, là, au moment où je vous parle, je me suis dit, ben non, c'est trop compliqué, elle n'a pas besoin de toi.
Puis, au moment où je le dis, je me dis, merde, je l'ai déjà fait chez Nabla, donc du coup, je ne sais pas quoi faire.
Donc, je vais passer mon tour, je vais réfléchir deux minutes.
Moi, ce que je retiens, c'est que tu as l'air ultra intelligente.
Le sentiment que ça donne, c'est que tu maîtrises vraiment le sujet et que tu mérites d'aller plus loin.
Donc moi, je vais te faire une offre qui mise sur toi, essentiellement sur toi et totalement sur toi.
Et donc, je vais te proposer les 200 000 euros que tu cherches, mais pour 20% du capital et non pas 10.
Merci beaucoup.
Pour cette offre ?
Déjà, Jeanne, c'était un super pitch.
Merci beaucoup.
Super pitch.
Comme l'a dit Jean-Pierre, t'es super smart et ça, j'adore ça.
Parce que ça peut faire peur aux gens, ça.
Mais moi, j'aime bien m'entourer de gens qui sont plus intelligents que moi.
Parce que moi, je me considère comme une éponge et j'ai toujours envie d'apprendre.
Et je trouve que c'est important d'être avec des gens qui ont des compétences, qui ont des connaissances.
Moi, malheureusement, j'ai commencé le sport très, très tôt.
J'ai signé mon premier contrat, j'avais 17 ans.
Donc, j'ai dû quitter l'école à 18 ans.
Donc, je suis arrivé qu'au bac.
Donc, moi, j'ai l'impression toujours que je pars de tout en bas et qu'il faut que maintenant, il faut que je fasse mes preuves dans le monde de l'entreprise.
Alors, Deep Tech.
Je n'ai pas trop investi là-dedans, mais j'aime bien l'idée.
Mais comme l'a dit tout à l'heure, je crois, Marc, tu as investi sur la personne.
Et j'aime bien utiliser cette phrase, ça va faire rigoler mes camarades, mais tu es de bonnes vibes.
J'aime bien tes vibes.
Je vois que tu es passionné.
Mais moi, je ne me sens pas capable d'aller tout seul dans l'aventure.
Donc, moi, je lance une pièce que je veux bien y aller avec quelqu'un.
Moi, je suis prêt à prendre 10% pour 100 000 euros, mais d'y aller avec quelqu'un pour qu'on soit une équipe.
Moi, j'accepte l'offre de Tony.
Si Tony est d'accord, on fait tous les deux ce duo à 20%.
Ok, donc vous avez déjà un ticket à 200 000 euros de Jean-Pierre ou 2 fois 100 000 euros.
Ce qui revient au même, sauf que vous avez deux interlocuteurs de qualité.
Face à vous, désormais.
Mais il en reste deux, quand même.
Jeanne, moi, depuis tout à l'heure, je bois vos paroles.
C'est chaud.
Déjà, la valo, elle explose.
C'est sûr qu'il y a quelque chose en vous qui est solaire.
Il y a une énergie, il y a une fraîcheur.
Vous avez un esprit qu'on...
qu'on ressent beaucoup dans l'entrepreneuriat féminin, c'est qu'on n'a pas envie de tout brûler, toutes les étapes, prendre tout, prendre des fonds.
Alors peut-être parce qu'on a un complexe sur certaines choses et on se dit, on doit faire nos preuves, on doit prouver d'abord et on joue la sécurité.
Et ça, je le comprends et je l'ai fait pendant des années et je me mets à votre place.
Et c'est ça que je ressens depuis tout à l'heure.
Je ressens que vous n'avez pas envie de gâcher vos chances, vous n'avez pas envie de gâcher votre projet qui est magnifique parce que vous prévoyez.
Que ce soit le projet de votre vie.
Tout me plaît dans le projet.
Il me plaît parce qu'il est porté par une femme qui croit en ses rêves.
Il me plaît parce que c'est typiquement ce dont on a besoin en ce moment.
Pouvoir matérialiser les idées, ça, ça a tout de suite frappé mon esprit.
Et c'est pour ça que je pourrais très bien vous faire une offre, effectivement, sur ce que vous avez demandé.
Mais quand j'ai un coup de cœur, et c'est ce qui est en train de se passer, et voilà, c'est pour ça que je bafouille.
Quand j'ai un coup de cœur, j'ai tendance à surévaluer la valorisation des boîtes et apporter...
beaucoup d'argent.
Ce que j'ai envie, c'est de vous faire une proposition.
Vous aviez dit que vous faisiez combien?
20% pour 200 000 euros.
Nous valons un million.
Je vais vous proposer un demi-million d'euros pour 15%.
Wow.
Ce qui vous fait une valorisation à 3,3 millions d'euros si je ne me trompe pas dans mes calculs.
Voilà, donc il y a cette proposition.
Il y a la proposition de Tony et de Jean-Pierre.
Moi, ce qui m'embête, c'est de ne pas vous faire de proposition parce que c'est un pari total sur vous et je l'ai déjà fait.
Je pense honnêtement que je peux vous aider.
Après, est-ce que ça sera une bonne opération financière pour moi?
J'en sais rien.
Donc, ce que je vais faire...
Je vais vous proposer de mettre un ticket à 100 000 comme eux.
Donc vous pourrez choisir la combinaison qui vous arrange.
Je l'ai fait parce que ça m'a ennuyé de vous laisser partir sans vous en faire une.
Merci beaucoup.
Jeanne, est-ce que c'est clair pour vous, les propositions?
C'est très clair.
Et merci pour vos propositions.
Et merci aussi pour avoir argumenté lorsque vous ne faisiez pas de propositions.
De même que j'ai trouvé que Tony Parker avait bien cerné quelque chose, j'ai trouvé que ce que vous aviez dit, non seulement sur la personne, mais aussi le projet que je porte, j'ai trouvé ça très vrai.
J'ai bien compris aussi la différence là aujourd'hui entre des investisseurs hommes et des investisseurs femmes.
J'ai toujours refusé de croire qu'il y a des différences.
On n'arrête pas de me le dire.
Je pense qu'aujourd'hui, je l'ai quand même ressenti.
Je pense que ce que vous avez vécu pour monter les secrets de Loli, c'est une expérience extrêmement riche, extrêmement forte.
Et j'adorerais vraiment pouvoir découvrir cette expérience-là avec vous.
C'est donc sur la proposition de Kelly Massol que je souhaite m'aligner.
Bravo!
C'était la valorisation que je voulais finalement.
Toute la terre entière.
A bientôt.
Au revoir.
Merci beaucoup.
A bientôt.
Je vous souhaite de vous amuser.
Au revoir.
Au revoir.
Bien Kelly, t'as l'air de bien t'occuper d'elle.
Elle est vraiment bien.
Il y a de l'attente.
Je suis tombée amoureuse.