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Ordonnés chronologiquementJe m'appelle Ariane Daguin, j'habite aux Etats-Unis depuis plus de 40 ans.
J'ai démarré là-bas une société qui s'appelle D'Artagnan et je l'ai vendue il y a trois ans.
Donc je suis entrepreneuse et aussi investisseur.
Je suis né à Hoche, capitale de la Gascogne.
Mon père avait un hôtel-restaurant, deux étoiles Michelin.
C'était une grande figure de la restauration de la gastronomie en France.
Donc je suis né comme Obélix qui tombait dans la marmite.
Bon, mais moi, la marmite, c'était la graisse de canard, le foie gras, les cèpes, le gibier.
Et c'est comme ça que j'ai appris sur le tas à cuisiner et aussi à voir comment on monte un business et comment on le garde financièrement stable.
Mais je voulais me prouver moi-même que j'allais y arriver sans l'aura de mon père.
Et donc, à 18 ans, je suis parti.
Ariane part aux Etats-Unis et s'inscrit à l'université.
Mais faute de moyens financiers, elle arrête ses études pour travailler dans la première charcuterie de New York, les Trois Petits Cochons.
Une opportunité qui va transformer sa vie.
Jusqu'au jour où deux gars sont arrivés avec un foie gras dans la main et on dit voilà, nous sommes en train de monter la première ferme à foie gras aux Etats-Unis.
Moi, pour moi, c'était historique.
Donc, il fallait que j'y aille.
J'ai convaincu un ami texan de s'associer avec moi.
Et on a monté d'Artagnan avec 15 000 dollars, 7 500 dollars chacun.
Et ça, c'était en 1985, il y a donc 40 ans.
Le jour où on a démarré, on avait 35 dollars dans le compte en banque.
On ne s'est pas payé pendant un an.
On mangeait les échantillons pendant un an.
Malgré des débuts compliqués, Ariane Daguin va faire de cette société un succès phénoménal.
Au bout de quelques années, elle rachète les parts de son associé et continue seule de faire évoluer son business jusqu'à la consécration.
En 2022, j'ai vendu ma société pour 101 millions de dollars.
Je n'ai pas envie d'avoir un yacht, je n'ai pas envie d'avoir un jet privé.
Son rêve est ailleurs, monter une ferme ouverte au public avec sa fille.
La ferme s'appelle One for All, All for One.
Tous pour un, un pour tous.
J'ai décidé de venir à qui va être mon associé parce que maintenant, c'est à mon tour d'aider les autres.
Je suis prête.