Their project divides the investors | Regenbox | S4
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Et retrouvez-nous peut-être sur le plateau de Qui veut être mon associé pour pitcher le projet de vos rêves à nos 5 investisseurs.
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour, monsieur le ministre.
Monsieur le ministre.
C'est vrai qu'il y a un air.
Alors, je ne suis pas ministre, je suis Cédric Carle, j'ai 47 ans.
Je suis designer, je suis président et cofondateur de Regenbox.
Et Regenbox vous propose d'acquérir pour 150 000 euros 10% des parts de notre entreprise.
Regenbox adresse le marché des piles alcalines, ces piles dites non rechargeables, piles jetables, qui contrairement à ce qu'on pourrait penser, est un marché en croissance.
Rien qu'en Europe, on distribue chaque année 226 000 tonnes de piles.
En France, c'est quasiment 1 milliard d'unités qui sont mises sur le marché chaque année.
1 milliard d'unités.
Et au niveau mondial, on est sur un marché toujours en croissance de 11 milliards de dollars annuels.
Du coup, la grande question, c'est qu'est-ce qu'on fait de toutes ces piles une fois qu'elles ont été utilisées?
On devrait les jeter dans les bacs de collecte.
Malheureusement, 50% de nos piles arrivent dans les poubelles classiques.
Donc pas recyclées.
Donc elles ne sont pas recyclées.
Elles vont être enfouies ou incinérées, ce qui va forcément polluer les sols et l'air pour très longtemps.
Ce qui est quand même pas mal, 50% qui, elles, maintenant, sont traitées.
C'est ça.
Heureusement, on est à 50% de taux de collecte.
Qu'est-ce qui se passe dans les bacs de collecte?
On est allé voir, on a fait des statistiques en France.
Eh bien, une pile sur quatre...
Est complètement dégradé et du coup mérite d'aller au recyclage.
Plus surprenant, 3 piles sur 4 sont...
récupérables.
On peut les recharger.
Et donc, on recharge de la pile non rechargeable.
Alors, vous allez me dire, comment vous faites?
Eh bien, on a retrouvé un brevet des années 80 qui a été mis au point par un des co-inventeurs de la pile alcaline dans les années 50.
Donc, quand on a vu qu'il était co-inventeur de la pile alcaline, qu'il avait travaillé sur les piles de la mission Apollo, on s'est dit, il s'y connaît.
On s'est dit, il s'y connaît un petit peu.
Donc, on est allé voir son brevet.
C'est de la micropulsion électrique.
On envoie du courant haché dans la pile.
C'est de la charge lente.
Mais ça fonctionne.
On récupère 50% de la capacité de la pile dans les conditions les plus dégradées, quand elles sont vraiment très déchargées.
Et on peut le faire plusieurs fois.
Nous, on garantit 5 recharges.
Et donc, les solutions Regenbox proposent des appareils qui sont soit des bornes, soit des mallettes.
Les mallettes, c'est des appareils qui permettent à des ateliers d'être équipés.
Et les bornes, elles sont plutôt destinées à des collectivités, aux entreprises, à la grande distribution, parce qu'on est déjà en test avec plusieurs acteurs de la grande distribution.
On peut tester et puis régénérer sur place ces piles.
Bien sûr, on a développé des solutions individuelles pour rendre accessible la technologie au plus grand nombre.
Ah voilà.
Et donc, vous l'aurez compris, en fait, on est en train de tester et de prototyper des solutions pour devenir les pionniers de l'économie circulaire dans le domaine de la pile.
Et surtout, on aimerait que demain, ne soient plus jetés en France et ailleurs des piles auxquelles on pourrait redonner une seconde vie.
Et donc, je vous remercie pour votre attention et je suis prêt à répondre à vos questions.
Comment ça marche?
Vous pouvez juste faire une petite démo?
Oui, bien sûr.
L'usage?
Donc, j'ai pris...
Vous avez des piles?
Voilà, trois piles parmi les tonnes de...
Pile qu'on trouve.
Donc, on introduit la pile.
Voilà, celle-là va mal.
Celle-ci, elle est complètement dégradée.
Celle-ci, elle va...
Au recyclage, voilà.
Celle-ci, elle est...
Vraiment à 100%.
Elle est neuve.
Donc, je la garde.
Ok, celle-là, je la garde.
Celle-ci, elle est entre 0,9 volts et 1,3.
Donc, elle est dite régénérable.
On la met là.
Du coup, on peut la mettre ici.
Et puis, en fait, ça va permettre de la tester.
Et là, on voit qu'elle est en train de se faire régénérer.
Qu'on comprenne bien, parce que là, on peut en mettre plusieurs, alignés.
On peut en mettre plein.
On peut mettre les deux formats, LR6 et LR3.
On peut en mettre combien en même temps?
On peut mettre 10 piles LR6, 10 piles LR3.
Combien de temps il faut la laisser?
Quand elle est très dégradée, en fait, ça peut prendre entre 6 et 8 heures.
D'accord.
Et donc, ça veut dire qu'on va la laisser sur la borne 6 à 8 heures.
Alors, là, c'est la borne qui est destinée à des entreprises ou à des circuits un peu fermés.
Oui, ce n'est pas dans un supermarché.
Pas dans un supermarché.
La version dans les supermarchés, elle n'a pas la régénération.
Donc, c'est un testeur de piles.
Voilà, ça c'est vraiment le testeur.
La régénération se fait dans les ateliers avec des unités de régénération.
Et comment tu sais que c'est ta pile?
Comment tu la récupères?
Alors, une pile régénérable égale une pile régénérée.
En fait, on fait un échange standard.
Tu ne la recharges pas, tu la testes, tu l'amènes au SAV où là, ils ont des bancs de recharge.
C'est déjà en test.
Et c'est là que vous allez mettre.
Voilà.
Sans le régénérateur de temps.
C'est un testeur.
Exactement.
Dans vos rêves, si vous arriviez au bout de l'industrialisation du produit le plus...
abouti qui est le produit personnel.
Dans votre esprit, ça coûterait combien aux clients d'acheter un truc comme ça?
On sait qu'on peut atteindre le 15 euros prix public.
Quand tu tapes sur Google, il y a plein de concurrents sur Amazon.
Tu peux acheter des chargeurs de piles alcalines.
Vous n'êtes pas le premier à l'inventer.
Non, de piles rechargeables, c'est ce qu'il a dit tout à l'heure.
Non, non, de piles normales.
Ah bon?
De pile normale, on en trouve plein.
Donc comment juger?
Ils ne sont pas tous très compétitifs et il y en a qui ont existé, qui ont disparu.
C'est normal, vous allez dire que les vôtres sont meilleurs.
Mais vous avez présenté l'innovation comme étant quelque chose d'innovant, alors qu'en fait, bon, ça existe.
Du coup, ça change quand même la donne.
Là, il va falloir nous convaincre en quoi ton système est supérieur.
Parce que moi, j'étais persuadé depuis le début que vous aviez quelque chose d'unique.
Alors que là, Anthony dit, c'est pas unique du tout, j'ai la même chose, donc sur Amazon.
Moi, j'avais compris comme toi, Jean-Pierre.
J'avais compris pareil.
J'avais compris ça.
Pareil, pareil, pareil.
Si vous regardez en fait ce qui se passe dans les appareils,
Ils n'ont pas l'intelligence qu'on a sur les fréquences.
Mais le client, il ne le sait pas.
Il ne le sait pas, le client, il s'en fout.
C'est-à-dire qu'ils vont avoir plus d'argent que toi, toi, tu n'as pas d'argent.
Sur Amazon, ils vont mettre du budget marketing, ils vont remonter avant toi.
Et sur Amazon, quand tu as 40 solutions avec le même produit, personne ne saura que le tien fait ça de plus.
C'est pour ça qu'on pense que ça, c'est quand même une part marginale et qu'on est plus sur les solutions collectives.
Faut-tu constater sur le B2B, clairement, en tout cas.
C'est ça.
Mais 80% de notre modèle, c'est le B2B et les locations.
Bon, ça, c'est la bonne réponse.
Mais qu'on comprenne bien, on a tous imaginé que ça, c'était dans l'entrée d'un supermarché, qu'on chargeait nos piles pendant qu'on faisait les courses.
On ne sait pas ça.
Ces machines, vous allez les placer chez qui?
Alors, on les a déjà placées aux entreprises.
Bon, admettons, prenons cet exemple.
Admettons qu'on ait eu ça dans l'accueil de ma société.
Je la mets en libre-service.
Les salariés, ils viennent le matin, ceux qui ont pensé avec leurs vieilles piles.
Ils l'éclipsent, ils jettent la vieille.
Celle qui est verte, ils la laissent.
Et ça fait un distributeur de piles neuves.
Et tout le monde s'amuse à ramener les piles de chez eux et récupérer des piles neuves.
C'est ça.
C'est comme ça que vous voyez.
Et vous gagnez de l'argent parce que vous louez la machine.
Oui, c'est ça.
Et la grande distribution, c'est vraiment eux, ils sont en train de tester les modèles, de revendre de la pile conditionnée et des fois de la redonner.
Mais c'est là qu'il y a un marché.
Et vous le louez combien?
On loue 60 euros par mois.
C'est ce qu'on vise.
Vous louez la machine 60 euros par mois?
Oui.
À l'entreprise?
Exactement.
Ça me paraît extrêmement peu.
Cette grosse machine, vous la louez 60 euros.
Ouais.
Aïe, aïe, aïe, aïe.
60 euros.
Enfin, ça fait 720 euros.
Non, c'est pas beaucoup, ça.
En B2B, 60 euros par mois.
Mon Dieu.
Ça me paraît vraiment rien.
Moi, j'ai déjà investi dans des boîtes qui louaient des machines dans des entreprises, de la nourriture, etc.
C'est 1500, 2000 euros par mois la machine.
Ah non.
Mais là, 60 euros quand même, ça me paraît...
Non, pourquoi?
Parce qu'en fait, il y a une porte d'entrée.
Au début, l'entreprise acquiert le dispositif pour 1 700 euros et ensuite paye un loyer.
C'est-à-dire que les 1 700 euros, il y a une mise en place, il y a une personnalisation graphique.
Donc, ce n'est pas 60 euros par mois, c'est 60 euros par mois plus les 1 700 euros initials.
Exactement, tout à fait.
Pardon si j'ai mal.
Ok, ok, c'est plus clair.
Quel chiffre d'affaires vous faites?
Alors, on est à 70 000 cette année, 400 000 l'année prochaine.
Et juste pour comprendre la genèse du projet, vous avez investi combien d'argent pour faire tout ça?
Vous l'avez fait sur fonds propres?
Alors, on a fait sur des fonds propres, justement, pour être plutôt autonome.
Dans ce qu'on faisait.
Combien?
Il y a pas mal d'acteurs qui ont essayé de rentrer dès le début.
Et en fait, on a dit non, non, attendez.
En fait, on souhaite...
On fait l'émission, d'abord.
Et donc, vous avez investi combien?
En fait, en termes de temps, c'est difficile d'estimer parce qu'effectivement, on a passé...
Ok, mais il n'y a pas eu d'investissement d'argent au début.
C'est juste pour comprendre.
Si, si, on a quand même investi dans des tests, dans de la machinerie, etc.
Combien?
Combien?
On a investi à peu près 80 à 100 000 euros.
D'accord, quand même.
Oui, non, mais c'est...
Oui, ça paraît même faible.
Et vous êtes tout seul?
Non, on est six associés.
Et vous, vous avez une grande partie, une majeure partie?
Oui, moi j'ai une grande partie des parts.
J'ai 33% des parts.
Ah, une grande partie, 33.
Votre rôle, c'est quoi du coup?
Alors moi, je suis fondateur.
En fait, je suis à la rencontre des entreprises en tant que conseil sur les problématiques de développement durable.
Je ne fais que ça.
Oui, je ne fais que ça.
Et c'est votre première levée de fonds?
Exactement, c'est notre première levée de fonds.
Je vous avoue que là, on est dans une phase vraiment...
On est en train de tester différents modèles.
Il y a des collectivités, il y a des banques.
Il y a des grands de la distribution, il y a des entreprises sur leur site.
Vous êtes au début, vous ne savez pas encore quel chemin vous allez prendre vraiment.
C'est ça, on est hyper ouvert et c'est aussi ce qu'on vient chercher aujourd'hui, c'est du conseil, de votre capacité justement à savoir dans quelle direction aller et pouvoir bien sûr bénéficier de votre expertise.
Okay.
What will say on?
Bon, moi, je me lance.
Dès que je vous ai arrivé, j'ai dit je vais investir.
J'ai entendu le mot brevet, 1980, on a déterré ce truc-là, on l'a exhumé, on l'a retesté, ça fonctionne, on a trouvé une pépite, on recharge les piles, extraordinaire.
Et puis au fil de l'eau, j'ai compris qu'il n'y a rien qui tient.
En termes de business plan, de logique de distribution, vous avez construit la boîte.
Et maintenant, je comprends pourquoi vous faites du conseil.
Les gens qui conseillent les entreprises, en général, ils n'en ont jamais monté.
Ils conseillent aux gens comment faire, mais ils ne l'ont pas fait.
Donc, je pense que vous êtes un super technicien.
Vous avez eu une super idée.
Vous avez beaucoup travaillé.
Mais ça reste un projet dit d'ingénieur.
Ce n'est pas péjoratif, mais entre ça et ce qu'il faut pour en faire une entreprise.
Et le travail est presque encore supérieur d'imaginer un business model vos marges, comment vous allez vendre, distribuer comment vous allez régler la concurrence vous ne pouvez pas dire d'un revers de la main
Ceux qui sont sur Amazon, ils ne marchent pas.
Ben ouais, mais ils ne marchent pas.
Mais moi, je les achète parce que je ne sais pas qu'ils ne marchent pas.
Donc, je pense que vous avez autant de compétences dans la construction technologique de ce que vous avez en tête que d'incompétences.
Dans la construction d'un business model qui doit être fait avant le produit.
Donc j'ai un peu l'impression que la boîte a été montée à l'envers.
Que vous n'avez pas passé assez de temps pour comprendre l'ADN de la boîte et comment vous allez atteindre une mission énorme et noble.
Et je pense qu'il faut que vous retravaillez votre business plan.
Donc c'est pour cette raison-là que sur ce projet-là, je ne peux pas vous accompagner.
Merci.
Franchement, il a bien résumé.
Je n'ai pas grand-chose à rajouter.
Il y a beaucoup d'incohérences.
J'ai du mal à comprendre le business model, mais il faut continuer.
Peut-être une prochaine fois, vous allez revenir avec un nouveau truc et peut-être là, on va décider d'investir.
Mais pour ce projet, comme Marc, je vais passer.
Merci à vous.
En fait, tu as un consultant qui est venu consulter.
Et on s'est prêté au jeu.
Et Marc a fait résumer qu'il est excellent, donc je ne vais pas en rajouter.
Je vais juste te dire qu'il vit cette expérience comme un brainstorming avec des gens qui...
Bienveillants.
Et chacun, on a essayé d'apporter des choses.
Voilà, c'est gratuit.
Profite-en.
Essaye de reformater des choses.
Et je suis aujourd'hui persuadé qu'il y a une voie.
Je pense que là, tu es resté au bord de quelque chose.
A toi maintenant, effectivement, de trouver la voie.
Mais je vais passer.
Merci.
Oui, Cédric, la mission, elle est superbe.
Et c'est vrai qu'un peu comme Marc, au début, j'étais hyper excité parce que je me suis dit, il y a enfin une solution à un vrai problème.
Parce que c'est vrai que les problématiques des piles, c'est un vrai scandale, c'est un problème sanitaire.
Et là, il y a une solution.
Et plus le pitch est allé, plus il y a eu une perception, en tout cas moi et des autres, de confusion sur le modèle économique et la manière dont tout ceci va être développé et mis en place que sur le principe et la technologie qui est derrière.
Et donc, à mon avis, on n'est pas loin.
Vous n'êtes pas loin.
Ce n'est pas un truc en disant non, non, là, vous allez lui planter, il faut arrêter.
Je pense qu'il faut bien revoir, recadrer et partir sur un modèle hyper clair.
Et là, ce sera le succès.
Mais actuellement, je ne vois pas ce modèle et donc c'est pour cette raison que je vais passer.
Merci.
Je trouve que mes collègues investisseurs ont été très bienveillants et très gentils dans leur retour.
Moi, je vais être un peu plus dur.
Je pense que le projet, il a peu de chances de fonctionner, que vous êtes en train de perdre du temps et que votre pitch n'a vraiment pas été bon.
Il n'y a aucune vision sur le business model.
Quand on vous pose des questions, ce n'est pas clair du tout.
Il y a des concurrents.
Vous le passez comme un projet révolutionnaire avec une rupture forte.
En deux clics, tu en trouves 50 sur Internet.
Il y a très peu de chiffre d'affaires pour ne pas dire qu'il n'y en a pas.
Ça va être très compliqué.
Nous, on n'est pas des conseillers.
Il ne faut pas oublier qu'on est là pour investir de l'argent.
Vous ne pouvez pas débarquer devant des investisseurs en leur disant« Alors, je ne sais pas trop, qu'est-ce que vous en pensez?
» Moi, je ne suis pas un conseiller.
Je suis là pour investir et gagner de l'argent avec vous.
Alors évidemment, quand on aura activé la machine, on est là pour vous épauler, mais pas dès le début.
Pas aussitôt, pas au moment de pitcher.
Si vous faites ça devant un fonds d'investissement, vous êtes sortis de la salle au bout de 10 minutes.
Donc là, on a été vraiment dans la bienveillance.
Je suis obligé de contrebalancer un petit peu.
J'espère que vous trouverez une solution.
Je suivrai par curiosité, mais j'y crois très peu.
Et pour ces raisons, je vais passer.
Je vous remercie pour votre bienveillance, en tout cas.
Tu veux dire pour les quatre, pour être bienveillant?
Mais c'est bienveillant aussi, je vais vous faire gagner du temps.
On n'hésitera pas à vous tenir au courant de la suite du projet.
Génial, ça marche.
Merci.
Salut Cédric, merci à vous.
Bon courage.
Merci beaucoup.
Merci, salut.
Au revoir.