Investors surprised by this unexpected test | Bolid'Ster | S2
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Ordonnés chronologiquementIl va se rater, je vais le prendre dans la gueule.
Oh, fuck, fuck, fuck.
J'adore sa moto.
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour les investisseurs.
Bonjour les motards.
Bonjour les motards.
On vous écoute.
Qui veut être mon associé sur toutes les plateformes sociales médias, vous est présenté par Citroën et son nouveau C5 Aircross avec siège Advanced Comfort et écran cascade.
Je suis Pierre-Henri, 51 ans.
Moi, je suis Joël, un ami de longue date de Pierre-Henri.
Alors, le jean est un marché énorme, mais le gros problème du jean, c'est que ça ne dure pas très longtemps.
Ça ne protège pas d'une chute moto, d'une chute vélo, d'une chute en skate.
Et même aujourd'hui, les jeans sont devenus jetables.
Au bout de six mois, souvent, on a un trou.
Alors, on a apporté une solution à ce problème.
Il y a quelques années, j'ai inventé un tissu qui s'appelle l'Armalite.
Ce tissu est armé de fibres aérospatiales et ça donne une résistance exceptionnelle à l'abrasion.
C'est pour ça qu'on est aujourd'hui devant vous.
On est venu vous présenter le premier jean haute performance de toute l'histoire.
Il s'agit d'un jean qui s'appelle Bollitster.
fait progresser cette marque depuis plus de 4 ans.
Et aujourd'hui, on est à maturité.
Les jeans sont très beaux, ils sont numérotés, ils sont garantis 10 ans, ils sont fabriqués en France, avec une éthique et une écologie qui est sans précédent.
Et donc, on est...
Au bon moment, je crois, pour chercher un associé, un investisseur, pour véritablement passer à la vitesse supérieure.
C'est le cas de Lydia.
Sans dérapage.
Et donc?
Et donc, vous avez besoin d'argent.
Et rapport à l'argent, vous diriez combien?
Au débeauté, vous diriez combien?
Nous souhaitons lever 200 000 euros pour 10% du capital.
Ok.
Avant qu'on aille vraiment dans les détails, nous, ce qu'on veut, c'est voir le produit.
C'en est un, ça, que vous avez sur vous?
Oui, voilà.
En fait, mon ami Joël, il a un jean comme s'il venait juste de l'acheter chez Bollitzer.
Ça, c'est 20 ans plus tard.
Et ça, c'est 3 ans plus tard.
3 ans plus tard.
Ah, c'est sympa.
Est-ce qu'on peut voir un petit peu?
Je vous amène quelques jeans?
Ben ouais.
Allez.
Vous pouvez bien sûr le déballer, le déballer complètement, le regarder sous toutes ses coutures.
Merci.
Merci beaucoup.
La pochette est sympa.
Oui.
Voilà, c'est très très bleu.
Aujourd'hui, on va faire un torture test pour vous montrer, vous démontrer la résistance de notre régime.
Vous ne voulez pas essayer sur le sien comme ça, on est sûr que ça merde?
On peut, ouais.
Et puis après, on compare.
C'est un peu dangereux.
On va essayer de démontrer un petit peu la différence entre un tissu qu'on trouve normalement et un tissu polyester.
Vous prenez un cutter, comme tous les cutters.
Allez voir, c'est très démonstratif.
Ok?
Donc la même chose sur notre truc.
Vous pouvez venir essayer parce que bon...
Si quelqu'un veut...
Voilà.
Attention parce que lui, c'est un...
Alors là, Terminator, c'est un...
Essayez de mettre un gros coup quand même.
Essayez, essayez là.
Il faut se calibrer là-dessus d'abord.
Un peu plus fort là-haut.
Ok, ok.
Voilà.
On rentre.
Ok, maintenant je vais faire...
Allez, il faut.
Voilà.
Ok, je suis vraiment allé fort et ça tient, pas de problème.
On peut faire une autre démonstration, si vous voulez, avec un couteau normal.
Attention, c'est tout.
Il ne fait pas mal, Eric, il ne fait pas mal.
Il va se faire mal, je sens qu'il va se faire mal.
Son truc, c'est les livres, lui.
Il n'est pas là pour te blesser.
Oui, oui, oui, il faut...
Un peu de nerfs, mon gars!
Voilà!
Dis-toi qu'il ne veut pas négocier 10% de plus!
Il ne veut pas lâcher la négo!
Ça aussi, c'est assez démonstratif quand même, sur la résistance dans notre tissu.
Et là, on a vu toutes les démos ou il y a encore...
Il y a encore un petit peu.
Il y a la flamme.
Il veut des flammes.
Là, ah oui, un jean normal.
Bon, on a commencé à faire des trous.
Vous pouvez vous essayer dessus.
Allez, Eric.
Très facile.
Voilà, je veux dire, c'est...
Fort, cet homme.
Essayez la même chose, là.
C'est un travail d'équipe.
Allez, à plusieurs.
Non, c'est solide.
C'est solide.
Non, mais vous voyez que c'est...
C'est vrai, il semble vrai.
Il ne faut pas se mentir, c'est solide.
Je ne sais même pas ce que tu as dit.
Ce n'est pas moi, c'est le fauteuil.
Non, non, non, pas.
C'était pas sage.
Qu'est-ce qu'il fait le chien là?
On va aller voir.
Donc là, on va voir la résistance.
C'est un chien qui n'aime pas les giles.
Allez, crac!
Oh putain!
C'est une gine normale.
Ça te fait un short maintenant, c'est pratique.
Et là, un bolister.
Je pense qu'il a une sacrée résistance.
Ah bah tu es.
Merci.
Il en veut encore.
Merci.
Merci beaucoup.
Merci le chien.
Merci le chat.
Non, mais là, vous avez fait une super démonstration.
Mais tout ça, c'est la démonstration du tissu armalite.
Oui, tout à fait.
Et aujourd'hui, ce que vous nous vendez, c'est autre chose.
Oui, oui, tout à fait.
Tu as séparé les deux, du coup.
Là, tu viens de proposer la marque textile de jean et la matière première, tu l'as mis ailleurs.
Oui, voilà.
Donc, vous venez nous voir en disant, j'ai lancé une marque de jean qui utilise un tissu formidable.
Et voilà les caractéristiques de notre boîte.
C'est ça.
Et aujourd'hui, on n'investit pas dans Armalite.
Oui, oui.
Tout à fait.
Ils nous vendent des jeans, lui.
Ils nous vendent la boîte de jeans.
Mais le brevet, pour être clair, il ne fait pas partie de Bollister.
Non.
Mais non.
Non.
Mais toute cette gamme, pour vous, c'est un jean de motard ou c'est un jean pour tout le monde?
L'ADN, elle est moto.
C'était pour un besoin de motard.
Ça, c'est clair.
Et ce n'est pas dissimulé, si vous voulez.
Mais ensuite, le jean, il s'universalise, il se démocratise.
Pour l'instant, ce n'est même pas le prix.
Donc, ce qui serait intéressant, c'est qu'on sache par rapport à un jean classique.
Si maintenant, il est au même tarif, là, c'est évident, c'est sa chance.
Même tarif de quoi?
Parce qu'un jean, ça va de 50 à 100.
Bien sûr, mais je parle des jeans, la fameuse marque qu'on a évoquée.
Nous, chez Bollister,
On va arriver à 179 euros pour notre entrée de gamme.
Et ça peut aller jusqu'à 500 euros.
Et on vend de plus en plus notre jean à 500 euros.
Et vous en vendez beaucoup des jeans à 500 euros?
C'est à peu près 300 par an.
Et vous êtes dans combien de magasins?
Une centaine en France.
On n'exporte quasiment pas.
Et la part de vente directe, peut-être que tu as dit qu'elle a beaucoup augmenté.
Alors là, sur Internet, on faisait 60 000 euros en 2020.
Et là, on va faire à peu près 110 000.
Le chiffre d'affaires de la société est de 350 000 euros.
On n'en revient pas nous-mêmes.
Je me lance.
Le produit est top, super solide, le cahier des charges est intéressant, il est moderne, adapté à nos besoins en tant que consommateur.
Les vêtements, moi, je ne m'y connais pas du tout.
C'est un secteur que j'évite à titre perso.
Mais franchement, je crois dans le projet.
Je pense que tu es la bonne personne pour le mener à bien.
Je te souhaite le meilleur, mais tu as compris que je vais passer mon tour sur cette investissement.
D'accord.
Merci.
Je vais vous dire...
Moi, j'aurais bien voulu investir, en fait, dans le tissu.
Dans le tissu.
Parce que là, c'est quelque chose qui peut vraiment scaler.
C'est-à-dire que, finalement, la réussite du projet ne dépend pas de la capacité de pouvoir réussir à développer une marque de mode.
Et ce qui m'étonne, c'est qu'avec cette invention assez incroyable, qui a l'air d'être unique au monde et qui répond à un besoin très, très concret,
finalement, n'est pas réussi à générer beaucoup, beaucoup d'argent.
Donc voilà, je suis un peu frustré, mais sur le jean, c'est trop niche.
Et en plus, l'univers de la moto ne me parle pas du tout.
Ça ne m'inspire pas.
Bon, ça, c'est très personnel.
Et donc, je ne me vois pas investir là-dedans.
Et donc, c'est pour ces raisons-là que je vais passer.
D'accord.
Alors moi, je rejoins pas mal de ce qu'a dit Eric.
Bien sûr, on a tous compris qu'on aurait peut-être rêvé d'investir dans le tissu, mais bon, voilà, ce n'est pas le sujet.
Vous avez lancé une marque de jeans, vous démarrez à 150 euros, vous avez des jeans à 500 balles que vous avez quand même réussi à vendre à 300 exemplaires.
Je vais vous donner deux feelings que j'ai.
Le premier, c'est que Bollister, ce n'est pas une marque.
On a Bollister, c'est une espèce de jeu de mots, je ne suis pas sûr.
Deuxième sujet, vous avez la capacité de vente des jeans sublimes que vous avez sur vous, à 500 balles, qui ne sont pas vus comme des jeans de motard, qui pourraient être vendus dans des magasins vraiment de mode et de gens qui peuvent se payer des jeans à 500 balles.
Donc je pense que là, vous avez une vraie opportunité.
Et donc moi, si j'étais vous, je viserais plutôt ce marché-là, avec une marque qui fait un peu rêver les gens qui vont en boîte de nuit avec des jeans indestructibles, plutôt que des vrais motards qui vont se payer des jeans pour se protéger en cas de suite.
Donc pour ces raisons-là, je ne vais malheureusement pas pouvoir vous accompagner.
Alors vous avez visiblement une vraie passion pour le jean et vous arrivez à la transmettre.
Vous avez un très beau produit.
Je trouve qu'il est non seulement très solide, vous nous l'avez démontré, mais en plus il est souple.
Donc c'est vrai que contrairement à la plupart des produits solides qui sont souvent rigides, vous avez un très beau produit.
Après, moi, je vois trois soucis.
Alors, le premier qui a été évoqué, c'est que votre richesse et votre plus, votre singularité, c'est quand même le tissu.
Et le tissu, il n'est pas dans le deal que vous nous proposez.
Donc ça, c'est quand même la matière première du produit.
Donc c'est un peu embêtant.
Après, deuxièmement, vous valorisez votre société quand même à 2 millions d'euros.
Et aujourd'hui, vous n'avez fait qu'un chiffre d'affaires de 350 000.
Donc pour moi, la valorisation me paraît très élevée.
Et trois, vous vous positionnez sur un marché où il y a déjà quand même beaucoup de monde, puisque le jean, c'est devenu un produit très à la mode.
Et donc, du coup, c'est un produit qui est visé par de nombreuses marques.
Et il me semble que le créneau est déjà bien occupé.
Donc voilà, pour ces trois réseaux, moi, je ne vous suivrai pas.
D'accord.
Eh bien, il nous reste Jean-Pierre, qui est de tout de jean vêtu.
Exact.
Moi, je rejoins un peu tout ce qui a été dit.
J'ai bien compris pour le tissu, donc on ne va pas y revenir.
Donc, tu dis, finalement, ce marché d'insolite, je le lis à la moto.
Et c'est là, en fait, que ça commence un peu à déconner dans le storytelling, de mon point de vue.
C'est-à-dire qu'en fait, la moto, c'est une déclinaison possible de la matière que tu as trouvée et du modèle que tu développes.
Mais ensuite, aujourd'hui, il y a un marché de la mobilité au sens large dans toutes les villes.
Ces gens, en fait, ils prennent des trottinettes, ils prennent des vélos, ils vont travailler tous les matins et ils ne vont pas mettre un pantalon en cuir renforcé pour aller au bureau.
Donc là, il y a un marché colossal et tu as la réponse précise à une question à laquelle, en fait, plein de gens sont confrontés aujourd'hui sans avoir vraiment de solution concrète.
Et donc voilà, je pense qu'en fait, tu peux occuper le créneau.
Donc on met le bouson en cuir de côté et on se concentre.
centre à mon avis sur le design, le marketing, le storytelling et surtout dans un marché beaucoup plus vaste.
Et donc, moi, je ne me sens pas la force, la compétence d'y aller.
Mais je pense que si tu recadres un petit peu la logique que tu as développée aujourd'hui, tu tiens quelque chose de tout à fait intéressant.
J'aimerais qu'on se revoie éventuellement parce que je pense que si tu travailles tout ça, et Marc a commencé à le dire...
C'est ce que j'allais dire.
Vous revenez l'année prochaine avec une autre marque de jeans super branchés, solides, qui durent 10 ans, bio, avec une belle histoire qui fait rêver les gens.
Franchement, on y va tous.
Très bien.
Merci.
Bonne soirée.
Merci.
Au revoir.
Au revoir.
Bon, ben, pas facile la mode.
Très dur.
Non, mais moi, je trouve son jean très beau.
Son jean, il est chouette.
Oui, ils sont enfermés dans le motard.
Et bon, tout le monde n'est pas motard.
T'as envie de t'aller t'habiller dans un magasin de moto si tu fais pas de la moto?
Ben non.