Ces amis peinent à convaincre les investisseurs | Ça Roule Raoul | S2
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Ordonnés chronologiquementOn vous écoute.
Bonjour madame, bonjour messieurs.
Bonjour.
Kevin, Sofiane, 26 ans, cofondateur de Saoul Raoul.
Qui veut être mon associé sur toutes les plateformes sociales médias, vous est présenté par Citroën et son nouveau C5 Aircross avec siège Advance Comfort et écran cascade.
Saoul Raoul.
Saoul Raoul.
C'est ça.
Voilà.
Alors nous sommes ici devant vous aujourd'hui pour vous demander 200 000 euros contre 15% des parts de notre société.
Alors vous vous demandez peut-être pourquoi nous sommes sur un canapé pour vous présenter notre projet.
Tout simplement parce que ça a commencé comme ça.
Kevin et moi, on se connaît depuis l'âge de 6 ans.
On a grandi ensemble en banlieue nord de Paris, à 200 mètres l'un de l'autre.
Donc on était voisins.
Et on avait cette passion commune pour l'automobile.
Pendant nos études, en parallèle, on s'amusait à acheter et revendre des véhicules d'occasion pour se familiariser avec le marché, mais aussi pour subvenir à nos besoins.
Et très vite, nos proches nous contactaient pour avoir des conseils, pour essayer de leur dégoter les meilleures affaires.
Alors au départ, on s'est tout simplement dit, au-delà d'aider nos amis et familles, on pouvait aussi venir en aide à toute personne souhaitant acquérir un véhicule d'occasion.
C'est donc dans ces valeurs d'amitié que nous avons fondé Saroul Raoul.
Savez-vous que le marché de l'automobile d'occasion en France, c'est près de 6 millions de transactions chaque année, dont 10% d'entre elles sont considérées comme frauduleuses.
Alors, fini les arnaques.
Saoul Raoul vient aider tous les particuliers à acheter un véhicule d'occasion sans risque.
Ça roule Raoul, c'est aussi un service d'accompagnement allant de la recherche du véhicule jusqu'à l'achat et plus si affinité, en passant par l'inspection du véhicule convoité sur plus de 250 points de contrôle, ainsi que la négociation de celui-ci.
Tout ceci réalisé par des professionnels du secteur.
Et là, vous vous demandez sûrement combien ça coûte.
Pas grand-chose.
On se rémunère une heure.
uniquement au succès.
On récupère 50% des montants négociés.
Prenons un exemple.
Si un véhicule est affiché au prix de 10 000 euros, que notre inspecteur parvient à le négocier à 9 500 euros, sur ces 500 euros de négociation, 250 euros seront reversés à sa roule Raoul et 250 euros d'économies seront réalisés par notre client.
Et si on ne parvient pas à négocier le prix du véhicule, mais que malgré tout, il présente toutes les qualités requises pour notre client, on encourage à l'achat et on invite notre client, pourquoi pas, à laisser un pourboire.
Il a la possibilité de laisser un pourboire à l'inspecteur Raoul.
Aujourd'hui, nous avons réalisé plus de 300 inspections en Ile-de-France pour un chiffre d'affaires d'un peu plus de 30 000 euros.
La demande est en forte croissance et nous avons besoin de votre aide et de votre accompagnement pour maintenir notre qualité de service à 100%.
Donc pour illustrer nos propos, on va déplacer le canapé.
Nous avons donc apporté deux véhicules très demandés sur le marché de la seconde main et qui paraissent de prime abord identiques.
Parmi ces deux véhicules, lequel choisiriez-vous?
Delphine, la voiture.
Allez, Delphine.
Alors, il faut qu'on voit laquelle on préfère.
Faites le tour et choisissez en une.
Ça va être dur.
Celle-là, il y a déjà...
Elle est pourrie, celle-là.
Alors, prends celle-là, ça va être la bonne.
Ouais, je la sens pas, celle-là.
Bon, moi, je choisis celle-là.
T'as vu, je suis allé direct sur la pourrie.
Mais justement, c'est le pied.
Moi, je choisis pour la couleur.
Ok, ben moi, je choisirais celle-là.
Elle a l'air en meilleur état, non?
Bon, moi, je prends l'autre.
Vous avez raison.
On sent bien qu'il y a un piège.
C'est-à-dire qu'évidemment, la plus jolie sera celle qu'il ne fallait pas prendre.
Elles sont au même prix?
Au même prix, exactement.
Comme vous, 9 Français sur 10 avouent ne pas s'y connaître en mécanique.
Et en fait, acheter un véhicule d'occasion quand on ne s'y connaît pas en mécanique, ça revient à faire le tour de la voiture et en choisir une au hasard.
Moi, ce que je vais vous dire, je vais vous conseiller du coup celle-ci, parce que celle-ci, sur l'année à venir, elle vous coûtera 300 euros.
Celle-là, quant à elle, vous coûtera plus de 2000 euros sur cette même année.
Ah ouais, mais vous avez ouvert le moteur, vous.
On a fait les inspections.
J'avais pas les outils, moi.
Ils sont sur la table.
Donnez-moi les outils, vous allez voir.
Ils sont sur la table, allez, un petit effort.
On a tout, là.
On a tout dispo.
Ah bah ouais, bah non, ben...
Que de la gueule.
Du coup, celle-ci, lors de notre inspection, on s'est rendu compte que la courroie de distribution était à changer.
Une révision est à prévoir.
On peut distinguer une usure irrégulière sur les pneus avant et donc se rend donc à remplacer.
Lors de notre essai routier, on s'est rendu compte aussi que l'embrayage présentait des signes d'usure.
Il sera donc à prévoir au frais de l'acheteur.
Alors là, je vais vous remettre les rapports d'inspection des deux véhicules.
C'est ce qu'on remet à nos clients lorsqu'on a une demande d'inspection.
Et c'est qui vos inspecteurs alors?
Alors c'est des professionnels de l'automobile.
C'est des salariés ou vous les faites travailler en auto-entrepreneur?
On veut un maximum salarier nos inspecteurs.
Donc aujourd'hui vous avez des inspecteurs qui sont des salariés chez vous?
On en a un sur la région Île-de-France.
Ah, ça suffit aujourd'hui.
Et on a des prestataires qu'on envoie en cas de forte demande.
Et donc j'imagine que vous avez une application qui permet une application mobile.
L'inspecteur a son téléphone et il fait tous les points un par un.
Il prend des photos, il vérifie, c'est guidé.
Et ça, ensuite, c'est généré automatiquement.
Exactement.
Donc on a élaboré la trame d'inspection sur laquelle on a beaucoup réfléchi, Kevin et moi-même, au tout départ, qu'on a amélioré au fil du temps.
Et on l'a optimisé pour aussi permettre à l'inspecteur de faire son parcours le plus rapidement possible du véhicule.
Quand est-ce que vous avez commencé votre activité?
Avril 2019.
Et vous avez quoi comme formation?
Alors moi j'ai un Master 2 en stratégie d'entreprise.
Et puis moi j'ai fait un Master 2 en entrepreneuriat à Paris Dauphine.
Et en fait en parallèle, on finissait nos cours, on allait à la casse, démonter des pièces, préparer les voitures.
Et on a essayé de les revendre.
Et dites-moi, comment vous...
Faites pour recruter des clients à travers Saoul Raoul.
Comment vous vous faites connaître?
Parce que moi, si je veux acheter une voiture, comment je sais que vous existez?
Si vous n'avez pas un deal avec le site où j'achète ma voiture.
Alors aujourd'hui, notamment grâce à cette émission, mais également...
Voilà, donc à partir de demain, c'est le feu.
Ça explose.
Exactement, on espère.
Ça, ça va.
Mais également aussi grâce à nos clients, parce que c'est nos principaux ambassadeurs aujourd'hui.
Donc un client nous ramène en moyenne trois prospects.
Car ils sont vraiment très satisfaits du service.
Et aussi notre tarification, s'ils devaient payer une prestation avec un prix fixe, ils ne savent pas à quoi s'attendre.
Alors du coup, on a opté pour cette tarification-là au succès.
Comme ça, c'est du gagnant-gagnant.
Et en fait, on a fait le choix également de nouer des partenariats avec des auto-écoles, typiquement, pour accompagner les jeunes permis lors de l'acquisition de leur premier véhicule.
Donc imaginez 5 ans après, quand ils ont un meilleur pouvoir d'achat, qu'ils peuvent acheter un autre véhicule, avoir besoin d'un financement, etc.
Aujourd'hui, on arrive à les avoir au tout début de la chaîne de valeur, avant même l'achat du véhicule.
Moi, j'ai une question sur qu'est-ce qui se passe en cas de problème ?
Parce que c'est bien joli.
Donc, moi, j'ai acheté celle-ci à 11 200, parce que tout est vert.
Donc, c'est formidable.
Sauf qu'au bout de deux mois, donc, en fait, la clim ne marche pas alors qu'on m'avait dit qu'elle était en parfait état.
J'ai un problème avec le bas de caisse.
J'ai ma courroie de transmission qui ne fonctionne plus.
Comment vous intervenez à ce moment-là?
Ça reste quand même du véhicule d'occasion.
Donc, nous, on s'assure quand même d'avoir toutes les informations nécessaires afin de vraiment conseiller au mieux notre client.
Mais effectivement, des problèmes peuvent arriver, même post-achat.
Et dans ce cas-là, nous, on assure le suivi, c'est-à-dire qu'on va répondre aux questions, on va aiguiller notre client vers les bons choix, les bonnes solutions.
Il n'y a pas de réponse, en fait.
Si j'ai un problème, je reste avec mon problème.
Non, non, ils ne sont pas intermédiaires, ils ne sont pas tiers de confiance.
Non, d'accord, c'est quand même un élément essentiel.
Si tu veux, tu valides un véhicule, ça ne marche pas.
Et deuxième remarque, moi je trouve qu'en fait, vous avez commencé un bon pitch en expliquant que vous étiez copains, que vous rendez service à vos amis au départ et que d'un service aux amis, vous avez fait un business.
Pourquoi vous n'avez pas continué sur ce modèle-là?
C'est-à-dire qu'on pourrait imaginer une plateforme où en fait on rassemblerait d'un côté des gens qui ont un besoin et puis de l'autre des gens qui ont des compétences en mécanique et qui pourraient valider des véhicules.
Et là, d'un seul coup, ça change le modèle parce qu'on l'ouvre complètement et on peut démultiplier.
Si on fait le blabla car, si tu veux, de ce système-là ou le Uber, on révolutionne le truc.
Alors que là, votre truc, pour l'instant, c'est plan-plan.
C'est un truc de deux potes qui vont bricoler.
Vous allez faire 50 000, 70 000, 100 000.
Avec ça, vous pourrez partir en vacances, mais ce n'est pas avec ça que vous allez faire un business.
Donc moi, ce que je vous raconte là, c'est qu'on révolutionne votre truc.
En tous les cas, on essaiera peut-être.
Anthony?
Non, je suis complètement d'accord.
C'est important de penser scalabilité, donc croissance rapide.
Et je pense que vous pouvez aller chercher plus.
Parce que pour moi, là, vous faites un contrôle technique amélioré.
OK, au bout de 4 ans, c'est obligatoire, si je ne dis pas de bêtises, dans tous les cas.
Donc, c'est-à-dire qu'au-delà de 4 ans, je ne vois pas l'intérêt de passer par votre solution plutôt que le contrôle technique.
Donc, vous réduisez le marché entre 1 et 4 ans.
Pensez peut-être à rebooter, à repenser le modèle depuis le début, soit avec l'idée de Jean-Pierre, soit avec l'idée de voiture en location qui va arriver devant chez vous.
Mais là, vous adressez une petite partie, vous laissez du beurre aux personnes qui sont déjà en place.
Alors, ce qu'on a l'habitude de dire, c'est que nos concurrents principaux, c'est les tontons mécanos, parce qu'on a toujours besoin d'un avis tiers.
Ça, on l'a remarqué même quand on vendait en tant que professionnel, il y a de ça quelques années, avec notre stock, etc.
Toutes les personnes, même si on était des pros et qu'il y avait toutes les garanties et machin, toutes les personnes venaient toujours accompagner quelqu'un.
Tout le temps.
C'est souvent quelqu'un qui ne connaît pas mieux qu'eux.
En fait, ils donnent des conseils, ils se regardent, on valide, on l'achète la voiture.
Pour vous dire un petit secret, les plus grosses arnaques, c'est chez les pros, malheureusement, parce qu'ils savent comment dissimuler les choses.
Et vous avez investi combien dans ça roule Raoul?
Toute notre vie.
Oui, mais d'un point de vue financier.
Financier, alors au départ 7000 euros de capital social, puis après des apports en compte courant.
Pour financer le tout début, le développement.
Combien?
30 000.
D'accord.
30 000 euros.
Et vous avez fait 30 000 euros en deux ans, c'est ça?
C'est ça.
Et pour autant, vous valorisez votre entreprise 1,3 million.
Tout à fait, de par la grandeur du marché.
Ça, ce n'est pas une réponse.
Vous ne pouvez pas valoriser une entreprise d'1,3 million parce que vous attaquez un marché qui vaut potentiellement des milliards.
Nous, notre stratégie, c'est de pénétrer le marché, prendre le plus de parts de marché.
C'est de l'investissement qu'on fait.
Alors évidemment, on vous demande de nous accompagner, de prendre le risque avec nous.
On y croit au projet, on sera sûrement amené à changer.
On est ouvert à tout.
On a besoin, c'est ça, un accompagnement au quotidien, un pilotage.
Les bons potes avec nous.
Parce que pour le coup, en fait, on sait maintenant aujourd'hui, Kevin et moi, qu'on travaille bien.
Il faut juste que maintenant tout le monde le sache.
C'est tout.
Voilà.
En quelque sorte.
Qu'est-ce qui se lance ?
Bon, je vais commencer.
Je trouve que la marque est cool.
Il y a quelque chose de rassurant.
Malheureusement, je pense qu'il faut avoir un maximum d'innovation pour réussir aujourd'hui.
Il faut réussir à casser les codes, à casser les lignes pour aller chercher plus grand.
Et je vous le dis vraiment avec bienveillance, vous avez ce qu'on appelle un peu peut-être le complexe du banlieusard que moi j'avais aussi parce que je viens d'en bas comme vous et j'ai dû gravir les échelons un par un.
On ne réalise pas qu'on peut gagner beaucoup plus d'argent que ce qu'on fait.
Et vous voyez le truc par le petit bout de la lorgnette.
Alors je suis persuadé qu'avec vos profils, vous pourriez faire un business qui est beaucoup plus gros.
Et avec les arguments que vous m'avez donnés aujourd'hui, j'ai du mal à imaginer une boîte qui va valoir des centaines de millions d'euros.
Et nous, c'est ce qu'on va rechercher en tant qu'investisseurs.
On a envie d'accompagner des grosses aventures.
Donc, ce n'est vraiment pas votre profil que je remets en question, plus le business model qu'il y a derrière et l'innovation que vous portez à cette industrie.
C'est la raison pour laquelle je passe le dossier, malheureusement.
D'accord, très bien, merci.
Alors moi, je ne suis pas tout à fait d'accord avec Anthony sur ce que vous devriez faire, mais enfin, ce n'est pas le sujet.
Moi, ce que je vois, c'est deux potes qui font ça depuis toujours.
Vous êtes super sur la photo, vous êtes sous la bagnole avec un outil en train de la démonter.
Vous avez l'air heureux.
Ça, c'est ça qu'il faut que vous arriviez à garder parce que c'est formidable d'avoir réussi à trouver ça.
Et donc, vous ne pouvez pas grossir.
trop vite parce que le modèle que vous avez pensé, malheureusement, il y a de l'humain derrière, il y a un inspecteur qui doit aller voir une bagnole, puis deux, puis trois, puis dix, puis cent, donc ça se fait pas comme ça.
Moi, je veux bien faire des super plateformes très vite, mais enfin, est-ce que vraiment vous seriez plus heureux une fois que vous auriez fait le Uber?
Je suis pas sûr, quoi.
Donc, je vais pas pouvoir vous accompagner parce que justement, c'est des projets qui vont être très longs.
Et franchement, prenez votre temps, vous êtes jeunes.
Vous avez une boîte qui vous plaît, vous êtes copains, qu'est-ce que vous allez faire?
Faire exploser dans les deux ans, vous allez faire quoi après?
C'est un marché monstrueux, il y a 4 millions de transactions par an, on aura toujours des voitures à vendre.
Vous pouvez même vous élargir à autre chose que la bagnole.
Vous avez un gros truc devant vous.
Pour une fois, je vous dirais, prenez votre temps, cassez pas cette belle amitié et prenez le temps d'en profiter encore un peu.
C'est la raison pour laquelle je ne vous accompagne pas, mais honnêtement, je ne pense pas que vous ayez vraiment besoin de nous.
Très bien, merci.
Alors, vous avez effectivement un joli nom.
Vous avez fait un bon constat, c'est-à-dire qu'il y a un marché du véhicule d'occasion.
En revanche, le marché du véhicule d'occasion, il est déjà très organisé, avec déjà des intervenants qui tiennent le marché et qui, pour moi,
apporte déjà un peu plus que ce que vous apportez vous.
Et notamment les inspections, elles sont en train de s'automatiser.
Donc à l'avenir, le rôle des inspecteurs, le rôle de l'humain sera certainement beaucoup moins important que ce qu'il est aujourd'hui.
Donc je pense que vous partez d'un bon constat, mais votre modèle est déjà un peu dépassé.
Donc je ne vais pas vous suivre.
Très bien.
Merci.
Je rejoins un petit peu tout ce qui a été dit sur le nom.
Vous avez une belle marque.
Ça a une bonne valeur parce qu'on la retient.
Le marché, sans aucun doute, est très grand.
Donc, il y a sûrement plusieurs manières de l'aborder.
Je pense que votre approche, elle a du sens.
Elle peut fonctionner.
Je pense que vous avez raison sur l'analyse que quand on veut acheter un véhicule, on est désemparé, on a besoin de quelqu'un.
Et avoir cet outil-là, il est bien.
Effectivement, ça va monter doucement.
Et moi, je pense que c'est bien.
Je ne suis pas comme Anthony à avoir que des trucs qui scalent à 200 km heure, que ça doit faire des centaines de millions.
Là-dessus, je pense que c'est bien aussi d'accompagner des entreprises qui peuvent avancer doucement.
C'est vrai que vous, vous ne pouvez pas avancer à une vitesse folle parce que vous devez trouver des gens de confiance aussi.
Parce que le problème, c'est que si vous recrutez un expert qui finalement est un arnaqueur, ça peut complètement détruire votre modèle.
Par contre, le problème que je vois dans votre proposition, c'est justement la proposition que vous faites à l'investisseur.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous êtes une petite entreprise, vous démarrez, vous avez un modèle que vous avez commencé à valider, qui est très bien, que je ne remets pas en question.
Mais demander 200 000 euros pour 15%, en fait, ça ne peut pas fonctionner.
Vous demandez soit beaucoup trop, soit avec une dilution qui est trop faible.
En fait, il y a une valorisation qui est trop importante, qui n'est pas du tout en regard avec ce que vous voulez faire.
De plus, tout l'univers des voitures, etc., d'occasion, moi, ça ne m'intéresse pas, ça ne me fait pas rêver.
Et donc, pour ces deux raisons-là, je vais passer.
D'accord, très bien.
Merci.
Grosse pression le dernier.
Vous avez entre les mains, en fait, quelque chose d'intéressant.
D'abord, vous avez, ce qu'a bien dit Marc, donc une amitié.
Et dans le business, c'est très important.
Parce qu'en fait, il y a des soirs où on se sent un peu seul.
Il y a des soirs où on a la pression.
Il y a des soirs où on doute.
Et quand on est deux et deux potes, on peut se répartir un peu la charge émotionnelle.
Et ça, c'est plutôt bien.
Moi, je ne suis pas d'accord avec Marc sur le fait que la photo vous serve.
Cette photo, vous êtes sous la bagnole.
Moi, je vous rêve au-dessus de la voiture.
Il faut sortir de ce côté maintenant le cambouis.
Là, vous faites garagiste.
On s'en fout du garagiste.
Vous, vous voulez inventer un modèle.
Donc, sortez-vous les mains sous le capot, lavez-vous les paluches et passons à autre chose.
Et l'autre chose, c'est ce que vous avez commencé à définir, sauf que votre storytelling, en fait, est plat.
Pourquoi il est plat?
Parce que moi, j'aurais parlé d'économie du partage.
Et je serais parti des tontons plutôt que des voitures.
Aujourd'hui, en banlieue et partout d'ailleurs, il y a plein de gens qui ont des compétences, mais qui les mettent au service d'aucune cause, parce qu'en fait, ils ne savent pas comment prendre le problème par le bon bout.
Et il y a plein de gens, en fait, qui seraient très utiles à d'autres gens qui habitent juste à côté et qui ont un besoin, en l'occurrence, d'acheter des occasions.
Et si on arrive à matcher ces gens-là ensemble, alors on crée un maximum de valeur.
Et c'est ce qui manque dans votre proposition.
C'est le fait de pouvoir démultiplier.
Donc moi, en fait, je pense que j'ai bien compris le jeu de mots, tonton Raoul, donc ça roule Raoul.
Moi, je trouve que ça ne roule pas.
Je trouve qu'il manque quelque chose dans le projet et que vous êtes des bons gars avec un bon début de réalité, mais il manque ce step-là et c'est ce qui ferait toute la différence.
Moi, je ne dirais pas, mais je garde le contact parce que si vous êtes prêts...
pivoter, alors ça m'intéresse et je pense qu'on aura aussi Anthony avec nous.
Exact.
Je valide tout ce qui vient d'être dit.
Avec plaisir.
Ça marche.
Merci beaucoup en tout cas pour ces retours.
Merci beaucoup et lâchez rien.
Ça marche, merci.
Merci.
Comptez sur nous pour ça.
A bientôt.
Merci, à bientôt.
Au revoir.
C'est dommage parce qu'ils étaient sympas, c'était des bons mecs.
Et Marc, il voulait les laisser sous la voiture.
Il est sympa, Marc, il continue à faire les boulons.
On va aller dans la Silicon Valley, les deux.
On va s'y voir rester, potes.