These beauty products surprise the investors | Horée | S4
Timeline interactive de la conversation
Cliquez sur un bloc pour faire défiler jusqu'à cet échangeScript des Échanges (13)
Ordonnés chronologiquementOn va manger des trucs dégueulasses, je sens.
Arrête!
Non mais qui auront très bon goût.
Et on va dire, ah mais c'est vraiment très bon ça!
On entend quelque chose, il se passe quelque chose.
C'est vrai que c'est déstabilisant quand même.
Ah, de fou!
Chers investisseurs, bonjour.
J'imagine que vous devez vous demander pourquoi vous êtes rentrés sur le plateau les yeux bandés.
Un peu.
Eh bien, tout simplement parce que je vais vous faire goûter à l'aveugle mes produits.
Je vous apporte les produits.
Je vous dirai quand vous allez pouvoir goûter.
Ah oui, ça bouge beaucoup.
T'as dit que ça bougeait?
Non, ça ne bouge pas.
Arrête, arrête, arrête.
C'est un peu gluant quand même.
Voilà.
Je vais vous donner le go pour pouvoir déguster.
Alors, je vous laisse goûter les produits.
On y va là?
Voilà, allez-y.
Putain, j'ai peur.
C'est acidulé.
Une confiture.
Une sorte de confiture, de compote, de fruits.
La texture est spéciale en bouche quand même.
Vous reconnaissez quel fruit?
Pomme.
Non.
Non, non.
C'est plus de la passion, non?
C'est du kiwi.
Kiwi?
Alors, il est temps de retirer vos masques et de découvrir.
Ce sont des cosmétiques.
Ce sont des cosmétiques?
C'est-à-dire?
Ce sont des cosmétiques tellement sains que vous pouvez les manger.
Et pourquoi sont-ils sains?
Tout simplement parce qu'ils sont frais.
Je m'appelle Laurence Caizé, je suis la cofondatrice de ORE et je vous propose 10% du capital pour 200 000 euros.
70% des Français ne font plus confiance à l'industrie cosmétique.
Quand on sait que 10% d'ingrédients bio suffisent pour labelliser un gel douche bio, et en plus qui contient des conservateurs issus de la pétrochimie.
Quand on sait que l'ingrédient qui fait mousser les shampoings solides est réalisé avec des molécules cancérigènes.
Quand on sait que les produits sont surconcentrés en conservateurs, pourquoi?
Juste pour être stockés des mois, voire des années, avant d'être achetés.
Je sais de quoi je parle, j'ai travaillé pendant plus de 20 ans dans un grand groupe cosmétique en charge de la recherche et de l'innovation.
Auré, ce sont des produits réalisés à la demande, avec des jus de fruits, de légumes et même de fleurs, fraîchement cueillis, de saison, que nous pressons et formulons à froid
avec la plus haute concentration en actifs dans notre pressoir et que vous recevez en 48 heures chez vous.
Vous qui êtes des acteurs du changement et des investisseurs engagés, rejoignez-nous.
La première question qui vient immédiatement quand on connaît un peu les produits et surtout la logistique, est-ce que c'est des produits frais qui doivent être conservés en température dirigée en entrepôt ou pas ?
Alors, nos produits n'ont pas de sensibilité à la chaîne du froid.
C'est-à-dire quoi?
Ils ne sont pas sensibles à la chaîne du froid?
Eh bien, on peut les rentrer, sortir.
C'est un peu comme des fruits et légumes.
On peut les laisser à température ambiante.
Exactement.
Vous conseillez frais, mais ce n'est pas nécessaire.
Exactement.
C'est pour ça que c'est plus similaire aux fruits et légumes, en fait, notre approche.
Est-ce que ça, il n'y a pas un souci, moi, vous marquez sous votre marque, ce qu'on appelle la tagline frais et naturel, sauf que le produit, je le reçois, il n'est pas frais?
Est-ce que ce n'est pas paradoxal?
Dans la promesse, est-ce que ce n'est pas déceptif?
Alors, pas vraiment, parce que le frais, ce n'est pas le froid.
Et en fait, le frais, c'est tout notre process dans un circuit à la demande.
Donc en fait, si j'ai bien compris, à chaque fois que vos clients passent commande, vous leur garantissez un produit cosmétique fait il n'y a pas si longtemps que ça.
En fait, c'est ça le concept.
C'est le frais du produit réalisé.
C'est ça qui est rigide, je sais.
C'est marqué à conserver au frais.
C'est pour ça que depuis le début, il y a un problème.
C'est vraiment ça qui me gêne.
On peut voir les produits?
Bien sûr, venez Kelly.
Vous pouvez ouvrir.
Donc ça, le masque, le démaquillant.
Les parfums, ce sont juste les parfums des jus.
On n'a rien d'ajouté, en fait.
C'est vraiment le pur, naturel.
Ça sent la carotte.
Ça sent la carotte.
Donc tous les petits supports sont en quoi?
Alors, verre, aluminium.
D'accord.
Ça, c'est un sérum.
Voilà, une gelée.
S'il y a beaucoup de fruits, j'ai l'impression que c'est vraiment une grosse partie de la composition.
Oui.
Est-ce que ça ne vaut pas le coup de couper un fruit et de se l'étaler sur le visage?
Non, mais moi, je le faisais d'huile d'olive.
C'est connu pour les cheveux.
C'est une question, je pense.
Ce qu'il faut savoir, c'est que nous, on a travaillé trois ans pour développer ces produits qui sont brevetés parce qu'il y a une vraie technologie.
Qu'est-ce qui est breveté concrètement?
Donc, il y a la composition et le process.
À quel niveau de prix vous vous situez?
Alors aujourd'hui, les produits sont entre 12 euros et 17 euros.
Ce qui est peu.
À l'unité.
Ça, c'est 12 euros, par exemple.
C'est vrai que c'est petit, ouais.
Et en matière de marge, comment vous vous positionnez?
Alors, en termes de marge, aujourd'hui, on est à 60%.
Seulement?
Oui, parce qu'on est sur des petits volumes et on gère nous-mêmes notre recherche et notre production.
Par contre, on sait que fin 2024, on sera à plus de 70%.
Excusez-moi, Laurence, vous avez investi combien, vous tous, au début, pour commencer?
Au tout début, quand on s'est lancé, on a investi 30 000 euros pour faire notre recherche.
Mais moi, personnellement, j'ai investi plus de 300 000 euros dans la boîte.
Vous avez mis 300 000 euros, Laurence?
Oui.
C'est beaucoup d'argent, bravo.
C'est beaucoup.
C'est rare de voir des gens qui investissent autant.
Mais c'est risqué aussi.
Alors évidemment, il y a des parts de risque.
J'ai aussi mis par étapes.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a fait la preuve du concept.
Quel chiffre d'affaires ça fait?
On est à 400 000, 450 000 en fait pour fin 2023.
À fin 2023?
Oui, à fin 2023.
Sur votre site internet?
Oui, parce qu'on est e-commerce 100% aujourd'hui.
On voit que vous maîtrisez, que vous êtes capable vraiment de bien expliquer les choses.
C'était assez surprenant de commencer en goûtant.
Je ne m'y attendais pas, je pense qu'on ne s'attendait pas à manger du cosmétique.
Ça, c'était plutôt drôle et c'est aussi une bonne manière de montrer, de prouver que vous avez une approche radicalement différente.
Donc là, la démonstration est vraiment claire.
Mais là, ce qui me fait un petit peu peur aujourd'hui, c'est le taux de marge.
60%, même à 70%, je trouve que ce n'est pas assez.
Moi, je pensais que vous alliez me dire, on peut 80, on peut aller chercher 85, parce que clairement, dans ce type d'univers, il faut avoir des marges extrêmement importantes pour survivre ou pour faire l'acquisition.
Je pense que les perspectives de marge sont un peu compliquées.
Donc, pour ces raisons-là, je vais passer.
Bon, déjà, je trouve que c'est une très très bonne idée.
Mais je ne vois pas moi ce que je peux apporter.
Je pense qu'il y a des personnes plus adaptées dans cette lignée que moi.
Et donc, pour ces raisons-là, je vais passer.
Mais en tout cas, je vous souhaite bonne chance.
Merci Tony.
Moi, je vais enchaîner après Tony.
Moi, j'investis dans la cosmétique à faire soi-même, donc le 8h12 au travers de Beauty Mix.
C'est vrai que c'est un peu les mêmes marchés, qu'on est un peu dans la même logique.
Mais en tous les cas, moi, je ne pourrais pas t'accompagner.
Merci de votre feedback, Jean-Pierre.
Je trouve que c'est un projet qui est idéaliste, mais pas vraiment réaliste.
Moi, j'ai déjà lancé des produits frais, j'ai arrêté parce que c'était ingérable.
Une concurrence qui est énorme, on le sait, c'est le milieu de la cosmétique.
Ça va être très dur, il y a plein de marques qui sont sur le créneau, même si vous, effectivement, cet aspect vraiment fruits, légumes, potentiellement un jour,
Je ne l'ai pas encore vu, mais je ne suis pas un expert.
Kelly en saura sûrement plus que moi.
Les marges sont faibles.
Je rejoins Eric.
Sur la cosmétique, c'est des produits, je suis dans 2-3 marques, qui sont à 90-95%.
C'est monstrueux les marges qu'ils font.
Et si vous voulez attaquer du B2B, donc aller dans du retail, eux, ils vont vous défoncer la marge.
Et donc, du coup, il ne va pas vous rester grand-chose pour avoir une forte croissance.
Et à un moment, des marques qui sont exclusivement online, il y en a quand même très peu qui ont réussi dans la cosmétique.
Je vais être client plus qu'investisseur.
Donc, je vais passer sur ce coup-ci.
Mais vous verrez passer mon nom dans votre base de clients dans les jours qui arrivent parce que j'adore mettre des crèmes le matin et le soir.
Donc, je vais essayer celle-ci dès que je pourrai.
Merci, Anthony.
Avec plaisir.
Je me retrouve dans cette idée de se dire que je veux maîtriser la production, que je veux savoir qu'est-ce qu'il y a dans mon cosmétique.
Le problème de ce genre de modèle, c'est clairement la scalabilité.
Là, à l'instant T, je n'arrive pas à voir la marque scalée rapidement.
Je suis, contrairement à certains de mes collègues autour de la table, je ne suis pas quelqu'un qui cherche le pognon, le pognon et très vite.
Tu es trop acquis là.
Je suis trop acquis là parce que...
Je ne tournerai pas la tête.
Mais je veux dire, il y a certaines marques qui mettent plus de temps à éclore et ça a été le cas de la mienne.
Ça fait 14 ans que ma marque existe.
Elle est devenue leader au bout de 12 ans.
D'accord?
Donc je pense que là, au-delà de l'argent, il faut repenser le modèle, remettre les mains dans le cambouis pour essayer d'améliorer les marges, tous les canaux de distribution possibles, etc.
C'est pour toutes ces raisons-là que je ne vais pas pouvoir vous accompagner.
Merci pour votre feedback.
En tout cas, comptez sur moi.
C'est vraiment sur ces axes-là que nous allons travailler.
Merci.
Un grand merci à vous.
Merci beaucoup.
Merci.
Au revoir.